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 Happy Election Day

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Arutha L. Kark
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Messages : 96
Date d'inscription : 28/03/2015

MessageSujet: Happy Election Day   Dim 17 Juin - 21:25



Samedi 30 juin 2046 - 18h43


« Monsieur Hunter ? »

Corvus tourna nerveusement la tête vers l'employée qui l'avait reconnu. La jeune femme blonde l'observait d'un regard craintif qui s'accordait sinistrement bien avec son teint livide. Heureusement, elle semblait avoir gardé le contrôle de ses facultés cognitives.

« Troisième étage, deuxième couloir de droite. »

Sans prendre la peine de la remercier, l'ancien magistrat fonça dans l’ascenseur magique - dont un vieux sorcier sortit précipitamment - et il pressa violemment le bouton du troisième. Trop lent. Beaucoup trop lent. Piétinant devant les grilles dorées, il bondit de l'ascenseur dès l'instant où les portes s'ouvrirent suffisamment pour le laisser passer. Deuxième à droite. Deuxième à.... oh oui. Postés à l'entrée du couloir comme les chiens de garde qu'ils étaient, Rowle et Travers pointaient leur arme sur tou.te.s celleux qui faisaient mine d'approcher à moins de 20 mètres. Y compris lui-même. Sans cesser de le fixer de ses yeux bleus perçant, Rowle changea subtilement de position lorsqu'il comprit que le ministre adjoint ne s'arrêterait pas.

« Personne n'est autorisé à passer. Pas même les visages familiers. »

« Tu tiens vraiment à ce qu'on parle de famille ? » demanda le Hunter d'une voix glaciale.

« C'est bon, laisse-le passer. C'est le vrai. »

Les deux sorciers s'écartèrent, Rowle suivant même pour ordonner au dernier brigadier en poste d'ouvrir la chambre qu'il gardait. L'odeur saisit Corvus à la gorge avant même qu'il n'ait franchit le pas de la porte. Une odeur de potions médicinales, de boue, de souffre... et de sang. S'efforçant d'ignorer les souvenirs désagréables qui lui nouaient la gorge, il entra.

Son regard tomba presque immédiatement sur le Kark. La tête renversée en arrière. Les yeux clos. Le torse dénudé, recouvert d'un épais cataplasme bleu charron particulièrement puant. Et le bras droit entièrement bandé. Putain.

« Monsieur Hunter ! »

Arutha ouvrit les yeux aux cri étranglé de la médicomage. Ils étaient tous deux injectés de sang. D'une voix aussi roque que fatiguée, il demanda à la sorcière qui finissait de lancer des sortilèges sur son front recouvert de sang séché :

« Laissez-nous. »

« Mais... »

« Faites.... »

Le ministre s'interrompit, visiblement à bout de souffle. A moins que parler ne lui soit douloureux ?

« Faites ce qu'il dit. » compléta le Hunter.

Son ami le remercia d'un regard terne. D'un mouvement de baguette, Corvus referma la porte derrière la sorcière avant de s'approcher du lit. Arutha n'esquissa pas le moindre geste pour pour se redresser ou, tout au moins, relever la tête dans une vaine tentative de retrouver un peu de dignité. Ce qui en disait long sur son état. Dissimulant autant que possible son inquiétude, Corvus se mit en quête d'une réplique pertinente ou même humoristique. Mais étonnamment, Arutha le coiffa au poteau :

« T'avais raison... Les défilés sont .... d'un ennui mortel. »

Le Hunter lui accorda un sourire tristement amusé, à défaut d'avoir droit à celui que son ami n'avait pas la force de lui adresser. Cela dit :

« Tu ne m'as pas l'air très mort, petit Kark. »

« Moi non. » Son visage s'assombrit encore un peu plus. Tout comme sa voix. « .... D'Arcy si. Goyle aussi. »

Corvus poussa un long soupir. S'il n'avait que faire de la sorcière qui avait probablement donné sa vie pour celui qu'elle avait juré de protéger, la mort de leur ami français le peinait indéniablement. Et il ne doutait pas qu'Arutha en était tout autant affecté.

« Rosae.... »

L'ancien Serdaigle retint subtilement sa respiration en attendant que son ami finisse sa phrase, après un bruyant déglutissement :

« .... inconsciente. » Il s'autorisa à reprendre une bouffée d'air. « Mais ça ira.... dis leur. »

« Je transmettrai à Lannister. » rétorqua le Hunter de son habituel ton cynique.

La communication n'avait jamais été sa fonction préférée, surtout dans de telles circonstances. Et puis, il aurait bien assez à faire durant les prochaines heures. Carter pourrait se charger des déclarations officielles !

« Il est avec eux ? »

" Aucune idée " faillit-il répondre avant qu'Arutha ne reprenne la parole :

« Sont bien arrivés ? »

Et tout à coup, Corvus réalisa qu'il n'était pas du tout questions des journalistes. Mais alors... sentant la confusion de son ami, le Kark montra pour la première fois des signes d'agitation, redressant péniblement la nuque en fronçant des sourcils.

« Cor... »

« Oui. »

Le ton était ferme. La voix assurée. Et son sourire on ne peut plus réconfortant.

« Tous les trois ? »

« Pas un de moins, pas un de plus. »

Arutha laissa mollement retomber sa tête en arrière, poussant un long soupir.

« J'ai cru que.... Amaranth peut être tellement.... tant mieux. »

Il referma les yeux, visiblement éreinté.

« En fait tu as raison : il vaut mieux que je les préviennes moi-même. Lannister serait encore capable de mal transmettre le message. »

Le ministre approuva d'un signe de tête silencieux.

« Essaie de rester en vie d'ici là. »

Pas de réponse. Il espéra que cela tenait plus de la fatigue que d'une quelconque dégradation de son état de santé. Dans le doute, il fit revenir la médicomage sitôt la porte franchie.

« Ne le laissez pas mourir. »

La sorcière opina du chef avant de se précipiter au chevet du ministre. S'il avait pu, Corvus y serait lui-même retourné pour s'assurer que son ami recevait tous les soins nécessaires. S'il avait pu... mais il y avait plus urgent. Beaucoup plus urgent. Et aussi improbable que cela puisse paraître, beaucoup plus grave en cet instant. Empoignant son arme, il s'engouffra dans l’ascenseur en activant ses méninges. Il fallait qu'il trouve. Et il fallait qu'il trouve vite. Peu importe où était cet endroit, ce lieu où ils étaient, libres ou en captivités, sains et saufs ou blessés, ensemble ou séparés... il fallait qu'il le trouve. Qu'ils les retrouve. Pitié que les trois Kark soient encore vivants quelque part....
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Arutha L. Kark
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MessageSujet: Re: Happy Election Day   Lun 18 Juin - 19:49



Samedi 30 juin 2046 - 15h30

« Psssst ! Fé ! »

L'aînée des Kark ne réagit pas. Arborant un sourire qui avait l'air remarquablement sincère pour la grande majorité des spectateurs, la brune de 18 ans observait religieusement ses parents, occupés à serrer leur énième main de la journée. Ce qui rendait la scène inintéressante au possible. Freya ne pouvait pas être sérieusement intriguée par ce nouvel échange d'amabilités empestant l'hypocrisie à des kilomètres.

« Fééééé ! »

« Qu'est-ce tu veux ? » murmura Amaranth.

S'il semblait légèrement agacé par l'insubordination de sa petite sœur, la réalité était toute autre. Après une longue heure et demi de marche forcée sous le soleil plombant, n'importe quelle distraction était la bienvenue. Même celles proposées par Bryony. Bien entendu, il aurait préféré un trait d'esprit de Circée, une pique de Jay ou même une blague salace de Jasper Flint. Mais l'oncle Corvus ayant refusé d'accompagner leur père et Monsieur Flint ne faisant pas partie de ses amis proches, l'adolescent devait se contenter de ce qu'il avait. Et en l'occurrence, il n'avait qu'une sœur qui entendait être irréprochable jusqu'au bout et une autre qui s'était amusée à se pavaner devant les photographes une longue heure avant de finalement s'en lasser. Vingt minutes à peine s'étaient écoulées depuis son dernier sourire éclatant face à l'objectif et déjà elle partait en quête d'une nouvelle occupation...

« Tu crois qu'on vient nous dire que c'est terminé ? »

Elle désigna du bout du menton un brigadier qui se frayait un passage dans leur direction. Ama haussa les épaules sans répondre. A tous les coups, c'était simplement pour glisser une info sans importance à l'oreille d'un de leur parent.

« T'es jamais au courant de r.... »

Elle s'interrompit en croisant le regard de sa mère. Aussi souriante qu'elle était menaçante. A ses côtés, Amaranth retint difficilement un rictus. Quelle crétine ! Il aurait pu parier son balai que cela se terminerait comme ça. Il attendit que leur mère ait de nouveau tourné le dos pour adresser un clin d’œil moqueur à sa petite sœur. Elle lui répondit d'un poing d'où dépassait légèrement la première phalange de son majeur, ce qui ne fit qu'élargir le sourire du Gryffondor. Les choses commençaient enfin à devenir intéressantes.

« J'm'en fous, j'ai raison. »

Il se pencha aussi discrètement que possible vers sa cadette pour chuchoter à son oreille.

« On parie ? »

Les deux Kark indisciplinés tournèrent la tête vers le brigadier qui s'arrêtait parfois derrière les spectateurs, avant de continuer son avancée lentement sitôt qu'une brèche s'ouvrait dans la foule. Pas pressé. Seul. Le visage naturellement fermé, comme tous les gardes de leur père dans ce genre d'attroupement.

« 10 gallions. »

« T'as même pas cette somme. »

« Toi si. »

Ama étouffa son rire dans un bruit qu'il réussit difficilement à faire passer pour un raclement de gorge. Scroutt. Conscients du risque, les deux enfants Kark laissèrent passer quelques secondes de silence avant de reprendre leur échange :

« Il a l'air bien soucieux quand-même, même pour un brigadier. »

" T'es sûr que tu veux parier là-dessus ? " voulut-il ajouter. Mais Rosae Kark se retourna une nouvelle fois vers ses deux enfants, sans le moindre sourire cette fois-ci. Ils inclinèrent la tête instantanément, partagé entre la peur et l'envie d'éclater de rire. Mais leur mère ne leur accorda qu'un seul coup d’œil avant de porter son regard vers le sorcier responsable de leur dissipation. Un sorcier qu'elle connaissait de vue, pour l'avoir croisé plusieurs fois dans les couloirs du ministère, mais qui n'était pas censé être là. Leurs seuls gardes du corps étaient Goyle et Rowle et aucun autre représentant de l'ordre public n'était censé leur tenir compagnie, principalement pour une histoire d'image et d'accessibilité. Sa présence ne pouvait donc être qu'annonciatrice de mauvaises nouvelles. Glissant discrètement sa main dans celle de son époux, elle pressa sa paume pour attirer son attention. Le Kark adressa un dernier sourire à son interlocuteur avant de tourner la tête vers sa femme, qui orienta son regard vers le brigadier. Arutha comprit en un coup d’œil... mais Goyle et Rowle étaient aussi là pour ça. Evoluant naturellement vers la boutique suivante, il confia à sa garde du corps le soin de s'enquérir du message. La grande blonde au physique bourrue profita du déplacement de son ministre pour se rapprocher du brigadier qui n'était plus qu'à 2 mètres. Dévorés par la curiosité, Ama et Brie traînèrent des pieds pour surprendre leur conversation.

« J'maintiens l'pari. »

Ils se topèrent précipitamment la main tandis que Goyle murmurait un " Oui ? " inquisiteur. Le brigadier ouvrit la bouche.... et la referma. Son regard se posa un instant sur Arutha. Il s'éclaircit la gorge avant de reporter son attention sur Goyle.

« Oui ? »

Sourcils froncés, les yeux rivés sur ceux de l'homme qui se tenait beaucoup trop près, la blonde ne vit rien venir. Pas plus qu'Amaranth et Bryony, qui ne froncèrent les sourcils qu'en voyant la baguette du brigadier subitement pointée sur la poitrine de la sorcière. Comme s'il venait juste de la faire apparaître entre ses doigts. Dégainée en une fraction de seconde avant qu'il ne déclame de sa voix grave :

« Avada Kedavra. »

Arutha Kark se retourna avant que le corps de son employée ne touche le sol. Ses yeux noirs trouvèrent immédiatement ceux de l'assassin. Goyle s'effondra. Et dans un hurlement strident, le chaos prit forme.

Le terroriste n’eut besoin que d'une fraction de seconde pour pointer son arme sur sa prochaine victime ; celui qui, en réalité, avait toujours été sa cible numéro 1. Malgré une soudaine poussée d'adrénaline et les années d'entraînement, Arutha Kark avait beaucoup trop de retard. Il comprit en tirant sa baguette qu'il allait mourir.... qu'il allait mourir s'il choisissait de se battre plutôt que de courber l'échine. Et dans une roulade saccadée vers le sol, il glissa sous le rayon vert qui aurait signé sa fin.

« PAPA ! »

À ses côtés, Rosae s'était contentée de bondir en arrière. Sans perdre de vue l'essentiel. Sans oublier de dégainer son arme pour la pointer avec urgence sur l'ennemi.

« Avada Kedevra ! »

L'homme s'écroula à côté de sa première victime.

« Stupefix ! »

Le couple Kark tourna nerveusement la tête vers Rowle, qui venait de pétrifier une rouquine dans une position qui ne laissait aucun doute sur ses intentions.

« Faut dégager M'sieur Kark. »

Oui, il fallait. Mais les quelques sorcier.e.s qui avaient choisi de tenter un transplanage plutôt qu'une course effrénée vers l’échappatoire le plus proche se tordaient de douleur sous leurs yeux, perdant même pour certains des morceaux de peau ensanglantés. Se tirer oui.... mais pas comme ça.

« Par là ! » aboya Arutha d'une voix glacée.

Tandis que les enfants Kark se pressaient dans les pas leurs parents, les brigadiers qui s'étaient rassemblés autour de la petite famille dégagèrent la voie à coups de sortilèges, quitte à écarter avec violence de simples citoyens tentant de fuir.

« PROTÉGEZ LE MINISTRE ! »

Arutha accorda un regard haineux à l'imbécile en tête de ligne qui venait de beugler cette absurdité. Le ministre armé et expérimenté qu'il était savait se battre. Ses enfants par contre.... Il n'eut toutefois pas le temps de donner ses ordres.

« PROTEGO ! »

Rosae et son époux tournèrent de nouveau la tête pour découvrir trois membres de leur garde personnelles dressant une barrière magique contre les terroristes qui s'étaient lancés à leur poursuite. Six au bas mot, peut-être plus. Il n'était plus l'heure de fuir....

« Freya. »

Si on avait un jour interrogé l'aînée des Kark sur sa capacité à garder les idées claires en de telles circonstances, l'adolescente aurait probablement répondu d'une voix mal assurée qu'elle ferait de son mieux, sans toutefois y croire vraiment. Pourtant, ce fut avec un sang-froid impressionnant que ses doigts se refermèrent sur l'objet qui venait de devenir son arme lorsque sa mère l'interpella. D'un hochement de tête résolu, Freya signifia qu'elle savait ce qu'on attendait d'elle. Iels avaient tou.te.s étaient brieffé.e.s plusieurs fois, parfois dans le bureau austère de leur père sur un ton angoissant, parfois au milieu du salon sur une note plus détendue, agrémenté par les blagues et les rires des Hunter. Parce que de toute façon ça n'arriverait pas. Jamais. Il y avait les brigadiers, il y avait leur garde personnelle, il y avait Corvus... et il y avait leur père. Leur père qui soudoyait jusqu'aux oreilles se trouvant dans les bars les plus crasseux et les plus reculés d'Angleterre pour ne rien ignorer, ne rien manquer, prévenir tous les risques et les protéger. Non, ce genre de situations périlleuses n'avait aucune chance de se produire. Et pourtant.... ils en étaient là.

Par bonheur, Freya se souvenait parfaitement bien des leçons prodiguées par ses parents : la peur était sa pire ennemie, l'hésitation un poison mortel et l'individualisme un aller-simple pour Sainte-Mangouste... ou pire. Elle devait se montrer courageuse, forte et déterminée... et elle devait assurer cet équilibre pour trois personnes.

Attrapant le poignet de Bryony de sa main libre, elle l'attira dans la rue adjacente en espérant qu'Amaranth suivrait. Mais un Gryffondor restait un Gryffondor et elle ne fut pas surprise en entendant son frère tenter une protestation, aussitôt coupée court par Rosae Kark.

« NON ! Suis Freya. »

Et sans leur accorder un regard de plus, leur mère se détourna d'eux pour reporter toute son attention sur les terroristes.

« C'est bon, j'peux marcher toute seule. » s'offusqua Brie d'une voix blanche en reprenant le contrôle de son bras.

Elle se raccrocha toutefois à celui de sa grande soeur la seconde suivante, surprise par une détonation qui repoussa la foule terrifiée dans leur direction.

« Me lâche pas ! »

Ses yeux noisettes cherchèrent la chevelure blonde d'Amaranth. Si elle le trouva un peu plus loin, elle estima avec un insurmontable sentiment de panique que la distance qui les séparait était trop importante. Comme branchée sur la même longueur d'onde, Brie supplia :

« Faut qu'on attende Ama ! »

Mais simplement "attendre" était impossible. Bousculée par la horde folle qui tentait d'échapper à la mort, Freya et Bryony étaient entraînées bien malgré elle vers la rue suivante. Si elles voulaient retrouver leur frère, il leur faudrait remonter le courant.

« Me lâche pas ! » répéta l'aînée en fendant le flot de sorcier.e.s.

Ballottées par la marée humaine, les deux filles parvinrent à avancer de plusieurs mètres en résistant vaillamment aux secousses avant que le cri alarmé de Brie n'interrompe leurs efforts.

« Ma baguette ! J'ai perdu ma baguette ! Elle... elle est tombée quand il m'a poussée. »

Merde !

« Te bai... »

.... sse pas ! Trop tard. La Serpentard venait d'abandonner le bras de sa soeur pour se jeter à terre et la plus âgée n'eut pas le temps de la retenir.

« NON ! »

Sa stupide tentative pour récupérer son arme à mains nues était voué à l'échec. Sans compter que la petite brune s'éloignait un peu plus d'elle à chaque seconde. Voilà ; en dix petites minutes, Freya avait réussit à perdre et son frère, et sa soeur. En dix petites minutes, elle avait à tous ses devoirs. A toute sa famille. Elle sentit les larmes lui monter aux yeux.... Non, non, non. Il fallait qu'elle se ressaisisse. Il fallait qu'elle garde son calme et qu'elle les retrouve. En commençant par Brie. La direction dans laquelle elle avait été emportée.... par là ? Ou bien par là ?

« Freya ! »

La brune se retourna vers sa petite soeur, retenue par la main de....

« D'Arcy ! »

« Où est ton frère ? » demanda le français d'une voix tendue sans relâcher l'épaule de Bryony.

« Par là-bas. »

« DÉGAGEZ ! » beugla brusquement le sorcier d'un air menaçant que Freya ne lui avait jamais vu, en levant bien haut sa baguette. Le subterfuge eu l'effet escompté : la foule se fendit en hurlant, libérant un passage pour qu'Amaranth les rejoigne d'un pas pressé.

« Restez ensemble et ne lâchez surtout pas votre baguette ! » recommanda-t-il en adressant un regard sévère à Bryony. « Vous pourrez transplaner à cinq cent mètres en continuant tout droit. Allez les gosses ! » encouragea-t-il dans la langue de molière avant de les pousser en avant et de disparaître aussi subitement qu'il était apparu.

Le trio prit une seconde pour le regarder disparaître au coin de la rue avant de reprendre leur chevauchée vers leur point de fuite. Au pas de course d'abord... puis en marchant lorsqu'Amaranth ralentit de nouveau.

« Alleeez ! »

« T'as mal quelque part ? » s'inquiéta la benjamine.

Le blond releva doucement la tête, croisa le regard de ses deux sœurs... puis bifurqua vers la droite.

« Ama ! »

« Mais qu'est-ce tu FOUS ?! »

« Il a dit " Halley ley gowsses " Freya ! Les gowsses ! C'est enfants en anglais. »

« J'ai pris les mêmes cours que toi ! » pesta Freya en attrapant le bras de son frère pour le retenir. « Et alors ? »

« Et alors on est PAS des gosses ! .... à part Brie. »

Terrifiée par la suite de son discours, la Serpentard ne songea même pas à protester.

« T'es pas un adulte non plus ! »

« Je suis majeur ! Je décide de ma vie ! »

« T'as pas finit Poudlard ! » s'emporta la brune. « C'est HORS DE QUESTION ! »

« Je sais me battre ! »

« Et qu'est-ce qu'on fait si tu te fais blesser ?! »

« Rien. C'est trop dangereux que vous restiez, avec Brie qui sait pas transplaner. Ramène la et je me débrouille. J'vous rejoins après. »

« QUOI ?! »

« HEIN ?! »

« NON ! »

La main de Bryony s'accrocha à son tour au bras de son frère.

« Amaranth ! »

« Je suis un futur brigadier, t'as rien à cr.... »

« Non ! »

« J'vise bien.... »

« Amaranth. » De grosses larmes roulèrent sur les joues de la Serpentard. « Nous laisse pas. S'teu plaît. S'teu plaît s'teu plaît s'teu plaît s'teu plaît s'teu plaît.... Ama... »

Sous le regard larmoyant de sa petite soeur et l'oeillade plus sévère de Freya, le Gryffondor concéda un soupir. Mais...

« Je m'le pardonnerai jamais si j'abandonne les parents ici et que... que....  »

« Qu'ils rentrent pour découvrir qu'on est tous morts pour ta connerie ? »

Indifférente aux regards haineux que s'échangeaient ses aînés, Brie essuya ses yeux humides d'une geste furieux avant d'élever la voix :

« Alors si tu sais si bien viser tu va viser. De loin, en embuscade, dans un endroit bien planqué mais qui craint rien du tout. »

« Mais... »

« C'est ça où je te stupéfixie. » menaça la benjamine en levant sa baguette.

« Ce qui est beaucoup plus chiant en transplanage d'escorte. » fit remarquer Freya.  

« Tu touches trois personnes et on s'en va. »

« Je reste jus... »

« Trois. »

« Alors dix. »

« On touche cinq ennemis, à nous trois, et on se tire. Si tu proteste encore on met à exécution le plan B. »

« Ok, ok ! Faut qu'on se grouille alors. »

« L'immeuble là devrait donner sur la rue principale. » indiqua Freya du bout de sa baguette.

Sans perdre un instant de plus, les enfants Kark galopèrent vers leur nouvelle cache. D'un commun accord, ils choisirent de monter jusqu'au dernier étage pour s'établir derrière la fenêtre qui éclairait le corridor. Freya sentit son coeur se serrer en regardant par le carreau. Si la foule avait depuis longtemps déserté la rue principale, ne laissant derrière elle que les combattants retranchés derrière leurs abris de fortune, les corps des civils gisaient tristement sur les pavés.

« J'espère que tu es sûr de toi. » murmura la Poufsouffle en ouvrant la lucarne.

« Toujours. »

C'était bien là le problème...

« Même si je serais plus à l'aise en vrai duel. »

« Faudra te contenter de ça. Là bas, le roux barbu, je suis presque sûre de l'avoir vu parmi les terroristes qui fonçaient sur nous tout à l'heure. »

« Il a l'air de viser D'Arcy. » confirma Bryony.

« Prions pour que ce ne soit pas qu'une impression. »

S'ils touchaient un allié, ils ne feraient qu'empirer les choses. Sans se laisser déconcentrer, Amaranth tendit son bras à travers la fenêtre et ferma un oeil.

« Vise juste. » murmura Brie au moment où il prononça la formule. Le rayon doré fit éclater un pan de mur à plus d'un mètre de la cible et le Gryffondor adressa un regard vindicatif à sa petite soeur.

« Hey ! J'y peux rien moi. »

« Recommence. » ordonna froidement Freya. « Brie, tais toi. »

Le blond cala son bras dans l'angle de la fenêtre avant de prendre une brève inspiration. Il pouvait le faire. Même à cette distance. Avec cinq ans de duels dans les pattes, des années d'entraînement et des gênes comme les leurs, il n'avait aucune excuse. C'était un don familial. Un truc de père en fils. Une simple formule à prononcer sans trembler. Il déglutit bruyamment... puis prononça le maléfice.

« YES ! »

Mais le rouquin était simplement tombé à la reverse en tentant d'éviter le sortilège qui l'avait frôlé. Amaranth pesta en s'efforçant de garder sa position. Sa cible se redressa rapidement en cherchant des yeux son attaquant, offrant sans le vouloir sa poitrine à l'ennemi.

« Maintenant ! »

Cette fois-ci, le rayon doré le toucha en plein coeur.

« Suivant. Dépêche ! »

Ama prit le temps de grogner avant de viser la femme noire qui se penchait sur son ami. Inquiète. Inattentive. Presque trop facile à toucher.

« Et de d... »

« BAISSE TOI ! »

Le blond fut forcé de s'accroupir, emporté vers le sol par la poigne ferme de sa sœur.

« Ils regardaient par là. »

« Qui ils ? »

« Les mecs à côté d'elle ! »

« Tu t'fais des idées. »

« NON ! J'te dis qu'ils cherchaient l'origine du sort ! »

« Bon, je vérifie. »

« Fais gaffe ! »

Il se redressa lentement, laissant juste son front et ses yeux dépasser de la fenêtre pour tenter d'apercevoir ses victimes. Elles étaient toutes deux étendues sur le trottoir, leurs corps protégés par une sorcière qui visait un ennemi dans la rue.

« Y a personne qui regarde par là, je te l'avais dis. Mais si t'y tiens je change de cible. »

« Oui. »

« Là-bas, y a l'air d'avoir des gens qui visent vers là où les parents étaient.... quand on les a laissé. »

Amaranth se tourna vers le point que lui indiquait sa petite sœur. A leurs côtés, Freya se redressa doucement, pas tout à fait rassurée, toujours sur le qui-vive, la respiration lente et les sens aux aguets. S'était-elle vraiment fait des idées ? Personne ne semblait venir et pourtant.... et pourtant elle aurait juré que.... scroutt ! Elle aurait dû verrouiller la porte de l'immeuble après leur entrée. Voir mettre un meuble devant pour bloquer le passage. Mais peut-être n'était-il pas trop tard ? Ignorant les commentaires de ses deux cadets concentrés sur la bataille, elle descendit prudemment les premières marches. Trois étages ; ce n'étaient que trois petits étages à dévaler puis à remonter au pas de course. Elle se força à presser le pas, laissant courir sa main sur la rambarde rassurante. Assourdie par le sang qui lui battait les tempes, elle prit une nouvelle inspiration en abandonnant derrière elle le pallier du deuxième. Plus qu'un étage et demi. Un étage et demi qu'elle descendrait en toute sécurité puisqu'il n'y avait rien à craindre. Absolument rien ! Elle allait juste verrouiller par acquis de conscience. Elle allait juste.... Crac.

La marche." C'était juste le bois de la marche. " se convainquit-elle en tremblant Vraiment juste cette vieille ma... Crac.

« J'vais monter voir. »

Elle sentit son coeur se glacer. Ca ne pouvait pas être un hasard. C'était forcément eux. Ici. Pour eux. Les tuer. Amaranth et Bryony. Et comme brusquement électrisé, le corps de Freya reprit soudain vie. Elle bondit dans les escaliers en manquant de s'étaler de tout son long sur le second pallier.

« HEY ! »

Sautant par dessus deux ou trois marches à chaque enjambée. S'agrippant à la rambarde pour ne pas basculer par dessus. Laissant les bruits de pas précipités de son poursuivant stimuler son instinct de survie. Il arrivait vite. Beaucoup trop vite.

« Qu'est-ce... »

Duel. Arme ! Suivant une subite inspiration, Freya pointa sa baguette vers les dernières marches qui les séparaient du deuxième pour les détruire dans une détonation fracassante. Aux cris de son assaillant, la Poufsouffle devina que le bois s'était effondré devant lui... ou sur lui, avec un peu de chance.

« Putain de bordel de MERDE ! »

« Ils sont là ! Faut qu'on trouve une sortie. »

« Qui ils ? »

« C'est pas vrai ! »

« L'accès au toit... »

« Non attends ! Attends.... c'est Carter. Je reconnais sa voix ! »

C'était bien ce timbre si familier qu'elle entendait régulièrement chez sa marraine, à tous les repas de famille et quand elle surprenait son père penché au-dessus de la cheminée.

« C'est lui je suis sûre ! »

Amaranth s'immobilisa à son tour. Maintenant que sa soeur le disait...

« Ca lui ressemble. » admit-il.

Freya se mordit la lèvre inférieure. Elle entendait distinctement le sorcier écarter le bois qui lui bloquait le passage pour continuer son avancée. Et si sa petite sœur avait tort ? Et si elle avait raison ? Carter pourrait les sortir de là et ils seraient sauvés. Vraiment et définitivement sauvés.

« Je suis sûre ! » répéta la Serpentard en entendant le sorcier s'approcher.

Freya resserra tout de même les doigts sur sa baguette, prête à tirer... et oncle Carter apparut. Couvert de poussière. Jurant entre ses dents. Le regard furieux jusqu'au moment de poser les yeux sur eux. Les observant tous les trois avant de les dévisager un par un. L'air incrédule. La bouche grande ouverte.

« Oncle Carter ! »

Les lèvres du Lannister se fendirent en un large sourire. Très large sourire victorieux....

« Oh. Putain. PAR ICI ! Y A LES REJ..... »

« SILENCIO ! » « STUPEFIX ! »

Le sorcier dévala plusieurs marches, disparaissant de leur champ de vision.

« Mais... »

« Je sais pas qui c'était mais c'était pas Carter, Brie. Faut que je descende lui effacer la mé... »

« Non ! Ils montent. Le toit. Tout de suite ! »

Face au ton alarmé de sa grande soeur, le Gryffondor accepta cette fois-ci d'obéir et fit exploser la trappe d'accès à la toiture. Il y poussa sa cadette avant de se hisser lui-même puis d'aider sa grande soeur à les rejoindre.

« Et maintenant ? » demanda la Serpentarde d'une voix larmoyante, les yeux de nouveau humidifiés par la peur.

« On transpla... ah merde, non ! Faut passer sur le toit suivant et redescendre dans cet immeuble. »

« Mais c'est loin....  »

« On peut l'faire Brie. Il suffit de sauter ! »

« Non, c'est trop loin. » contra Freya d'une voix glaciale. « Heureusement, on est des sorciers. »

Amaranth eu à peine le temps de protester en la voyant pointer sa baguette sur lui. Le maléfice qui l'atteignit le propulsa violemment de plusieurs mètres en arrière. Plus qu'il n'aurait pu en sauter de son plein gré. Son dos heurta brusquement les tuiles rouges de l'immeuble derrière eux et il se raccrocha de justesse à l'angle d'une fenêtre.

« T'es malade ! » beugla-t-il lorsqu'il parvint à retrouver son équilibre.

Jugeant qu'elle n'avait pas le temps de débattre avec lui sur les décisions à prendre en situation d'urgence, elle lui demanda simplement s'il était prêt à réceptionner Bryony.

« Pas trop fort. » supplia cette dernière avant de s'envoler.

Amaranth la rattrapa sans trop de difficultés. Ne restait plus qu'elle. Elle sur qui le sort ne fonctionnerait pas. Quant à sauter en bas dans la rue, au milieu des combats... Peut-être que si... elle poussa un cri en sentant une main gluante lui enserrer le torse. Une main suivie d'un long bras élastique... qui sortait de la baguette de son frère. Tirant sur son arme, il l'attira maladroitement jusqu'à eux, non sans lui éviter un coin de toit qui lui heurta très douloureusement la joue puis la cuisse.

« Tu r'merciera... Circée. » haleta le Gryffondor en attrapant finalement la main de sa soeur.

« On verra. On descends. »

Dans leur dos, les assaillants arrivés sur le toit pointaient déjà leurs armes sur eux.

« Vite, vite, vite ! »

« Où est cette putain d'porte ?! »

« LA ! »

Mais il était trop tard. Amaranth poussa un hurlement déchirant au moment où le rayon noir lui atteignit le flan. Brie eu alors l'incroyable réflexe de lui agripper le bras pour lui éviter une chute dangereuse. Résistant douloureusement à la tentation d'interrompre ses efforts pour se tourner vers son frère, Freya déverrouilla la trappe permettant de redescendre dans l'immeuble. Elle s'y glissa en un clin d'oeil avant de tendre les bras vers son frère, qui se laissa pendre plus qu'il ne descendit de son plein gré. Sa hanche droite était rouge de sang. La Poufsouffle sentit les larmes lui monter aux yeux.

« Faut qu'on se dépêche. Ils vont nous attendre en bas. Accroche toi à moi. »

« Ca va. » geignit le blond dans un mensonge évident.

« Brie ! »

« J'suis là ! »

« Tu peux m'aider à le porter ? »

« C'est b... »

« La ferme ! »

Aussi troublé par sa blessure que par la soudain vulgarité de sa grande soeur, Ama ravala ses mots et son orgueil. Que Voldemort soient avec eux ou que la Mort ait simplement décidé que leur heure n'était pas encore venue, ils eurent l'immense chance de découvrir un peu plus un escalier de secours qui leur permettait de descendre directement dans la rue. Sous l'effet de la magie, l'escalier se transforma en un gigantesque toboggan à l'instant même où il en foulèrent le bois. La descente en fut plus rapide.... mais l'atterrissage plus douloureux.

Amaranth poussa un cri de douleur en plaquant une main sur sa hanche droite.

« Tiens bon ! On y est presque ! »

Un peu plus de trois cent mètres en réalité, peut-être même quatre cent jusqu'à la fin de la zone anti-transplanage, mais il était inutile de décourager tout le monde. Glissant son bras sous les épaules de son frère, elle le souleva de nouveau en essayant de ne pas lui faire trop mal. Débarrassés de la foule, ils avançaient désormais plus vite.... mais pas assez.

« Freya.... Freya on y arrivera pas. » geignit le blond.

« On t'abandonne pas ! »

« Même si .... on arrive là-bas... tu pourras pas... nous faire transplaner.... tous les trois. »

« Donc je te laisse là au milieu de la rue ?! » s'énerva la brune.

« Non. Là. Tu la ramène.... tu reviens me chercher.... Là, derrière le mur.... Tu pourras pas.... »

Elle se mordit de nouveau la lèvre en jurant.

« Fé ! On va pas faire ça hein ? »

« Il a raison, je pourrais pas. Je vais tous nous désartibuler. »

« Mais... »

« On fait comme il dit. Et plus vite ce sera fait, mieux ce sera. Là derrière le mur. Allez Brie ! C'est la seule solution. »

La Serpentard tordit la bouche d'un air incertain en suivant les instructions de sa grande soeur. Celle-ci prit soin de lancer un - désagréable - enchantement du caméléon au blessé, qui eu pour ordre de ne surtout pas bouger d'un cil. Bryony ne semblait toutefois pas rassurée.

« Elle revient Brie. »

« Mais oui ! Et il est bien camouflé. Allez dépêche-toi ! »

« Si t'es pas là dans cinq minutes je trouve le moyen de transplaner. »

Le Gryffondor sourit. Il n'en doutait pas un seul instant. Sa petite soeur était capable de miracle. Comme Freya. Comme lui. Parce qu'ils étaient des Kark. Et les Kark ne mourraient pas comme des gueux au combat. Les doigts serrés sur son arme, il inspira douloureusement en essayant de garder ses sens en alertes. Planqué derrière son mur, il les entendait les chercher, eux, les enfants Kark. " Ils peuvent pas être bien loin. " Si seulement il savait... il les écouta pester, se disputer, se rejeter la faute les uns sur les autres avant de finalement décider de se séparer. Très bien. La meilleure décision qu'ils aient prit aujourd'hui à coups sûr. Pourvu que celui ou celle qui ait décidé de rester là ne se rapproche pas d'ici. Pourvu qu'il ou  elle se casse loin... très loin. La tête lui tournait. Ses idées s'embrouillaient. Freya avait intérêt à revenir vite. Très vite. Il ferma les yeux.... les rouvrit... les ferma à nouveau. Et soudain, un bruit. Combien de temps s'était écoulé ? Il n'aurait sû le dire. Tout ce qu'il savait, c'était que quelqu'un criait. Pas loin. Lançant des maléfices même. Et ce n'était pas la voix de sa soeur. Enfonçant ses ongles dans ses poings, il se força à ignorer la douleur pour pencher la tête hors de sa cachette. Pas de doute possible ; c'était la fille de scroutt qui lui avait touché l'épaule, s'attaquant à une nouvelle cible inconnue. Pas le temps - ni le courage - de faire dans la dentelle. Pointant la baguette sur son dos, il lança un Expulso qui, à défaut d'être retentissant, fut efficace. La sorcière s'écroula et l'instant suivant, Freya réapparut. Bah tiens.

« Merci ! On y va ! »

Elle le souleva à nouveau, le traînant le plus vite possible sur les derniers mètres.

« Brie ? »

« Bien arrivée, même si... enfin tu verra. Les nouvelles ne sont pas bonnes Amaranth. Maintenant accroche-toi. »

Et dans un tourbillon de couleurs, ils disparurent.
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Arutha L. Kark
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MessageSujet: Re: Happy Election Day   Mer 27 Juin - 19:40



« Où on est ? »

La première chose qui frappa Amaranth fut le paysage rocheux qui les entourait, bien différent de celui dans lequel il avait grandit. Bien différent aussi du décor rupestre dans lequel on trouvait les maisons de leurs oncles, de leurs tantes ou des amis de leurs parents. La falaise qui se déroulait sous leurs pieds n'avait rien de familier, pas plus que le bruit des vagues qui s'écrasaient contre l'île britannique bien plus bas.

« Tante Callie m'a emmenée ici l'été dernier. C'est le seul endroit auquel j'ai réussi à penser. »

« Tu veux dire avant la maison ? »

« On a PLUS de maison ! »

Ama tourna son regard vers sa petite sœur, si petite, si fragile, si secouée par les larmes de rage qui inondaient ses joues.

« On en sait rien. » corrigea Freya calmement en adossant son frère contre un tronc d'arbre.

« Mais.... comment.... »

« ILS L'ONT BRÛLÉE ! »

La Poufsouffle adressa un regard sévère à Bryony, avant de prendre une courte inspiration.

« Quand on est arrivées, la maison était.... en feu. Partiellement. Il y avait quelques sorcières et sorciers en tenue ministérielle dans le jardin mais avec le brigadier qui a foncé sur Papa et Carter.... »

« Mais ils vous..... ont pas vues ? »

« Je nous ai fais transplané à l'arrière du jardin et je suis repartie dès que je les ai vus. Je refuse de vous faire courir ce risque. Si ce sont des faux.... »

« C'EST des faux ! Ils avaient leur baguette pointées sur le manoir. »

« Ils s'battaient p't'être avec....  » Il s'interrompit pour prendre une longue inspiration, visiblement assez douloureuse « .... les responsables. »

« Je sais pas Amaranth. En tout cas.... j'y retourne seule. »

« Hein ?! »

« Pas toi aussi !  » gémit Bryony d'une voix tremblante. « Non, non, NON !  »

« Amaranth a besoin de soins, Brie. Son état va continuer à se dégrader sans potion guérissante. »

« Tu saignes… aussi. » fit remarquer le blond.

« A la joue, après m’être pris un coin de toit grâce à ton super sort élastique. »

« Qui t’a sauvé la vie. »

« Il n’empêche que je suis en meilleur état que toi. »

« Et pourquoi on va pas chez Tante Callie ? » protesta à nouveau la benjamine en s’accrochant au bras de sa sœur. « Ou Clio, Aster, Corvus… »

« S’ils sont venus jusqu’ici pour attaquer notre maison tu crois qu’ils auraient épargné celles de notre famille proche ? Ou du ministre adjoint, qui est aussi le meilleur ami de Papa comme tout le monde le sait très bien. »

Le silence qui suivit lui concéda une victoire.

« Je vous promets de faire attention. Je vais juste voir s’il s’agit de vrais brigadiers, si on peut leur faire confiance, et je reviens. Je ne m’approcherai pas tant que je n’aurais aucune certitude et je resterai sur mes gardes. »

« Si t'es pas là dans cinq minutes je trouve le moyen de transplaner. » menaça à nouveau la benjamine.

« Si je reviens pas, il faudra surtout que tu trouves une personne de confiance dans les environs. » rétorqua Freya sans perdre son sérieux.

« Dis pas ça ! »

« Laisse… tomber. Elle capte pas.... les blagues. » entendit-elle son frère marmonner tandis qu’elle s’éloignait. Ironiquement, la pique arracha un sourire à Freya Kark. Elle posa un dernier regard affectueux sur ses cadets, serrés l’un contre l’autre, adossés au vieux chêne qui semblait les protéger de sa ramure. Et le cœur serré, elle transplana.

L'aînée des Kark apparut au fond du jardin, dans la cabane en bois qui avait longtemps abrité leurs jeux d'enfants. La main sur son arme, elle passa doucement la tête par la petite porte en bois pour tenter d'apercevoir les brigadier.e.s.... ou celleux qui se faisaient passer pour eux. Iels ne semblaient toutefois pas avoir atteint cette partie du domaine. Pas encore. Devait-elle aller à leur rencontre ? Essayer d'en neutraliser un.e et l'interroger avant de se montrer ? Et si iel n'était pas seul.e ? S'il s'avérait qu'iels étaient bien des imposteurs et qu'on la stupéfixiait avant qu'elle n'ait le temps de se défendre ? " Réfléchis Freya, réfléchis. " Si le pire arrivait, Amaranth et Bryony resteraient bloqués sur la falaise... Elle ne doutait pas que sa petite soeur trouverait le moyen de les sortir de là mais au bout de combien de temps ? Et surtout à quel coût ?

Non. Il fallait qu'elle pense à eux avant de se mettre en danger. Oui, c'était ça ; récupérer les potions de soin, les confier à ses cadets puis revenir ici pour tirer au clair l'identité des sorcier.e.s qui piétinaient leur domaine. C'était le meilleur plan. Le seul qu'elle avait d'ailleurs..... en espérant que la maison n'est pas complètement brûlée et qu'il restait encore des potions à récupérer. Lorsque Brie et elle étaient passées un peu plus tôt, seule la tour Est était en feu. En sortant de sa cachette puis en s'avançant dans le parc, elle constata avec soulagement que les autres ailes semblaient épargnées. Sans perdre une seconde de plus, elle transplana donc dans l'aile sud.

Pour la première fois de sa vie, Freya apprécia à sa juste valeur l'enchantement qui interdisait à quiconque n'ayant pas de sang Kark de transplaner librement dans leur domaine. Qui que soit leurs ennemi.e.s, elle doutait qu'iels aient le moindre lien familial avec eux, ce qui lui conférait un avantage non négligeable. Mais pas infaillible.... Le cœur battant, elle se pressa jusqu'au placard où étaient rangées les bandages, la pimentine, le poussos et tous les autres filtres guérissant dont ils avaient rarement l'utilité. Au point de ne pas savoir lequel prendre. Scroutt ! Oserait-elle .... oui !

« Accio bourse. »

Un tout petit objet qui passerait inaperçu... en théorie. Elle attendit impatiemment, la mâchoire serrée et les ongles enfoncés dans ses poings, jurant comme elle n'avait jamais juré de sa vie... puis retint difficilement un soupir de soulagement en voyant le contenant en cuir voler jusqu'à elle. Merci Merlin ! Un sort d'agrandissement plus tard, elle y fourra toutes les potions qui étaient à sa portée, plus une tablette de dragées anti-famine. Quoique.... peut-être avait-elle le temps de faire aussi un tour à la cuisine ? Refermant la bourse et le placard, elle longea le couloir jusqu'à l'escalier qui permettait de descendre au rez-de-chaussée. Le garde manger était dangereusement proche de la porte d'entrée mais si iels étaient restés à l'extérieur, si iels étaient repartis après avoir enflammé la tour Est et si iels pensaient qu'il ne restait plus personne dans la baraque.... beaucoup de si en perspective mais le jeu en valait la chandelle. N'est-ce pas ? .... elle atteignit l'étage inférieur sans un bruit et glissa vers la cuisine. La porte était entrouverte mais cela ne voulait rien dire. " Absolument rien " se persuada-t-elle en la poussant du bout des doigts.

Pendant une brève seconde, Freya crû que la pièce était vide. Puis, son regard tomba sur l'homme qui venait de se retourner vers elle. De pointer sa baguette dans sa direction et de tirer. Elle évita le premier maléfice en criant. Le second lui effleura le bras au moment où elle transplanait. Son gémissement bruyant fut plus dû au désartibulement de son avant-bras droit qu'au maléfice qui avait pourtant activement participé à cet incident. Elle réussit toutefois à faire transplaner correctement le reste de son corps. Bien que, épuisé comme il l'était, il s'échoua lamentablement sur la falaise. Le cri alarmé de sa petite soeur l'accueillit bruyamment :

« FREYA ! »

« Ca va.... »

« Non ça va pas ! Vous faites chier, tous les deux ! J'en ai marre de vos conneries ! »

« Mais... »

« Maintenant on s'sépare plus ! Plus personne va nulle part sans les autres et si il faut je m'accroche à vous ! »

« C'est bon... on a compris gamine. » soupira Amaranth.

« Si t'étais pas blessé je t'fouterai un manus dans la tronche ! » ragea Brie.

La réplique eu le malheur de faire rire le blondinet, qui le regretta en sentant ses entrailles se tordre.

« Putain... »

« Donc c'était bien des faux ? » demanda la Serpentard tandis que sa soeur attrapait la bourse en cuir.

Freya hocha sinistrement la tête.

« Il m'a vue. Il a vu mon visage distinctement... et il a tiré. Il savait qui j'étais. »

La Poufsouffle se releva douloureusement et se rapprocha de son frère. Après avoir vidé son inestimable trésor sur l'herbe humide, elle sélectionna une potion de régénération sanguine et de l'essence de dictame, dont le nom inscrit en lettres dorées lui remémora les propriétés. Leurs plaies commencèrent rapidement à se refermer, bien qu'elle devina que son frère aurait besoin de soins plus poussés.

« Prends aussi ça. » demanda-t-elle à son cadet en lui tendant une bouteille sur laquelle figurait une lune. « Une gorgée. »

« Qu'est-ce que c'est ? »

« Une potion anti-douleur.... »

« Merci. »

« ... qui apaise et soigne par le sommeil. » ajouta-t-elle lorsqu'il eut avalé le breuvage bleu.

« QUOI ?! Putain ! »

« T'inquiète pas, on veille sur toi. »

« Tu fais chier ! »

« Je vais créer une bulle de dissimulation le temps que tu te reposes. Dors, tu nous sera plus utile en forme. »

« Non ! J'peux pas. J'veux pas. »

Mais le filtre eu rapidement raison de son obstination et de ses paupières fatiguées. Il sombra dans les bras de Morphée en grommelant, et sur les genoux de sa petite soeur en ronflant.

« C'était fourbe. » commenta-t-elle en recouvrant leur frère de sa cape.

« Je sais. »

« Des fois je me dis que t'aurais presque pu aller à Serpentard. »

Freya haussa les épaules sans répondre puis se leva pour lancer les sortilèges de dissimulation. Même si en théorie, il y avait très peu de chances pour que qui que ce soit vienne par ici. C'était une promenade isolée de tout, perdue en pleine campagne, et si difficile d'accès pour les moldus qu'elle s'autorisa elle-même à fermer les yeux quelques secondes.... quelques minutes.... juste un instant avant de retourner à la dure réalité. Lorsqu'elle les rouvrit, le soleil se couchait sur la mer calme. Scroutt ! Elle se redressa brusquement pour s'assurer que ses cadets étaient encore là, tous les deux en un seul morceau.

« Bien dormi ? »

La voix moqueuse d'Amaranth se mariait parfaitement bien avec son sourire cynique.

« Je suis désolée. »

« C'est bon, j'ai veillé sur vous les morveux. »

« Ca y est, c'est le moment de la vengeance ? »

« J'en déduis que tu te sens mieux ? » rétorqua la benjamine.

« Pas aussi bien que je voudrais... » avoua-t-il. « .... mais ça va un peu mieux oui. »

Son regard reconnaissant se posa sur Freya. Elle lui répondit d'un sourire doux. Et las.

« Et maintenant, qu'est ce qu'on fait ? »

Contre toute attente, les lèvres de ses aînés restèrent hermétiquement fermés. Pire ; leur regard vagabonda tristement vers l'horizon. Perdus. Déboussolés. Sans réponse. Comme elle...

« Vous croyez qu'ils vont bien ? » demanda-t-elle d'une petite voix.

Les deux autres Kark échangèrent un regard avant de forcer un sourire sur leurs traits fatigués.

« Evidemment. Papa pourrait en toucher vingt avant de que quelqu'un ne réussisse à l'atteindre. »

« Ils avaient l'air nombreux. » grommela la Serpentard.

« Vingt tu dis ? Moi je pencherai plus pour trente. »

« C'est bon ! Arrête de vous foutre de ma gueule. »

« Ils s'en sont forcément sortis Brie. Les Kark s'en sortent toujours. »

« Comme nous. »

« Et quand les choses se seront calmées on rentrera à la maison. On retrouvera les parents, Hopié et tout redeviendra comme avant. »

« Ouai. Papa nous engueulera parce qu'on a disparut trop longtemps... »

« .... Maman nous serrera dans ses bras avant de nous faire la leçon... »

« ... et toi et moi on retournera à Poudlard où je pourrais passer ses putains d'ASPIC à la con qui m'emmerdent déj..... quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? » demanda-t-il en voyant le visage de sa soeur se transformer.

« Poudlard ! »

« Euh.... oui, c'est ce que j'ai dis. »

« Non ! Poudlard ! POUDLARD ! » beugla-t-elle en bondissant sur ses jambes.

« Freya, je crois qu'elle est vraiment en train de nous... »

« Il faut qu'on aille à Poudlard ! »

« Brie... tu te sens bien ? »

« PUTAIN mais qu'est-ce que vous êtes LONGS à la détente ! On peut aller chez personne parce qu'on sait pas si leurs maisons ont été attaquée ou pas ; ni au Ministère ou à Pré-au-Lard parce qu'on sait pas s'ils sont occupés, ça j'ai compris. Mais Poudlard est imprenable ! »

Un long silence suivit son exposé. Amaranth et Freya échangèrent un nouveau regard.

« Quoi ? »

« Brie... on en sait rien. »

« Si on le sait ! L'école a jamais été prise ! Même en 21 quand ils ont eu le ministère avec les Amerlocs on a réussit à garder Poudlard. C'est le seul endroit sûr en Angleterre. Le plus sûr de la terre entière, on l'apprend dans tous les livres d'Histoire ! »

« Parfait ! On se pointe devant la grille fermée de l'école où il n'y a absolument plus personne puisque tout le monde est partit en vacances et ensuite ?! On attend que l'un des nôtres ait l'idée lumineuse de venir nous chercher là ?! .... quoi ? Oh non, pas toi aussi ! »

« Je suis TROP BÊTE ! » s'exclama brusquement Freya en adoptant la même expression que sa petite sœur.

« Qu'est-ce que j'ai dis cette fois ? Lumineuse ? Vacances ? Fermée ? »

« Par les couilles de Merlin ! Comment est-ce que j'ai pu ne pas y penser ?! »

« Elle a dit par les couilles de Merlin. Là je suis inquiet. » marmonna-il en se tournant vers Brie.

« Moi aussi... »

« En fait l'idée de Brie est bonne. Elle a raison, c'est probablement l'endroit le moins susceptible d'être pris. Et une fois sur place, j'appellerai les renforts. »

« Comment ça ? »

« Pas le temps d'expliquer. On y va. Je vous expliquerai sur place. »

« Euh..... ok. »

Refusant de laisser son frère transplaner seul, Freya suggéra à nouveau de les escorter tour à tour. Le Gryffondor protesta, jusqu'au moment où une douleur aiguë lui scia la hanche lorsqu'il fit mine de se lever. Il apprit ainsi que l'anti-douleur ne faisait effet que lorsqu'il était au repos, et comprit qu'il avait effectivement besoin de soins plus spécialisés. Il se laissa donc transporter jusqu'aux grilles de Poudlard, où ils retrouvèrent Bryony. Constatant que celles-ci étaient scellées et protégées par plusieurs sortilèges empêchant de s'introduire en douce dans l'enceinte de l'école, Amaranth finit par suggérer une planque alternative.

« On doit encore remercier Circée ? » ironisa Freya.

« Circée, Jay, Eloy et moi.... entre autres. On a trouvé cette cache ensemble. »

Sous les oeillades inquiètes de ses deux soeurs, il se dirigea vers la Forêt Interdite mais s'arrêta à l'orée du bois, près d'un vieux chêne qui ne payait pas de mine. Du bout de sa baguette, il toucha une branche légèrement en hauteur. Ou plus exactement un nœud qui se trouvait sur cette branche. Le bois se dissipa pour laisser entrevoir un passage.

« C'est sûr. » leur promit-il.

De toute façon, elles n'avaient pas d'autre choix. S'engouffrant dans l'arbre, les deux filles Kark descendirent le long du tunnel qui menait plus bas, dans une sorte de cave confortablement aménagée avec des coussins, des livres et ... des bouteilles d'alcool.

« Ben tiens. »

« Trop coooooool !! Je pourrais venir moi aussi ? »

« C'est réservé aux majeurs. » mentit-il sans honte.

« Geeeeeenre ! Je suis sûre que ça fait des années que vous avez cette planque ! Et si je menace de vous dénoncer ? »

« J'aimerais bien te voir essayer tiens. Et puis t'inquiète pas qu'on a plusieurs entrées et sorties. Mais c'est pas le sujet ! Freya ? »

Les deux cadets se tournèrent subitement vers leur grande soeur.

« Oui. Alors... euh.... je peux essayer un truc, mais c'est la première fois que je le fais alors..... »

« Quel truc ? »

La Poufsouffle s'humidifia les lèvres avant de répondre d'une voix timide :

« Le fumistros. »

« Quoi ?! »

« Attends attends attends ! Est-ce que.... comment.... t'as... SCROUTT ! Je sais même pas par quoi commencer ! Tu sais faire un Fumistros et tu nous dis ça maintenant ?! »

« Je suis vraiment désolée, j'étais pas... »

« Et pourquoi est-ce que tu sais faire un Fumistros ? Il te l'a apprit ? Quand ça ? Bordel de goule j'arrive pas à y croire ! Je suis majeur, il me le refuse parce que je suis encore à Poudlard et toi tu... »

« .... viens d'obtenir tous mes ASPICs. En plus il n'a pas voulu me l'apprendre. J'ai insisté pendant des semaines en lui présentant tous mes arguments pour le forcer à me montrer. »

« Ah la... quels arguments ? » demanda-t-il subitement.

« Ne compte pas sur moi pour te les dire. De toute façon tu en auras bien assez avec tout ce qui vient de nous arriver. »

« Mouai... »

« Maintenant si tu permets.... »

Elle s'éloigna légèrement de ses frères et soeurs pour se concentrer. Le bras tendu devant elle. Les yeux fermement clos. Elle connaissait la formule et elle connaissait désormais le bon geste. Mais surtout, sa baguette avait reçu l'enchantement permettant de conjurer le signe de ralliement des partisans de son père. Un privilège qu'il accordait personnellement à tou.te.s celleux qui bénéficiaient de sa confiance... et qu'il acceptait dans ses rangs. Autrement dit, pas ses enfants. Jusqu'au mois dernier. Jusqu'à ce jour où il avait enfin cédé à ses arguments, dont certains secrètement inspirés par l'oncle Corvus. Mais peut-être s'en était-il douté.... Une chose était certaine : sa victoire serait d'une importance capitale ce soir. D'une importance souveraine. " Alors ne te rate pas. " Du bout des lèvres, elle prononça la formule en esquissant le geste qui permit au grand chien noir brumeux d'apparaître.

« Waw ! T'as presque la classe, comme ça, Fé. »

« Merci Brie. »

Il n'était pas très vaillant mais c'était tout ce qu'elle se sentait capable de produire dans l'état actuel des choses.

« Je ne peux pas l'envoyer trop loin parce que j'ai peur qu'il se dissipe mais si l'un des nôtres approche, il ira à sa rencontre et le ramènera ici. »

Amaranth grommela.

« Et en attendant ? »

« Et en attendant.... on attend. »

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