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 A Huntark story.

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Arutha L. Kark
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MessageSujet: A Huntark story.   Sam 16 Juin - 6:54



2052

Je l'entends respirer à côté de moi. Et ça m'emmerde. Quelle idée de respirer aussi fort ! Même après tout ce qu'on s'est mutuellement infligés. Pour notre plus grand plaisir.... jusqu'à maintenant. Jusqu'à cet instant gênant et malaisant où le silence remplace les soupirs et les gémissements. Est-ce qu'il dort ? " Te retourne pas. " Je m'en fous en fait. J'ai pas besoin de le savoir. Non, j'ai vraiment pas besoin de savoir s'il est le genre de mec à s'endormir direct après le coït, comme un brigadier concienscieux fier d'avoir finit son taff ... Même si je pense pas que ce soit son style. Ou peut-être que si. " Ou peut-être que t'es juste une fille parmi un tas d'autres. " me souffle une petite voix cruelle. De toute façon, si je me retourne, à tous les coups je vais le trouver les yeux grands ouverts. Parce que c'est un Hunter et que les Hunter sont biologiquement programmés pour faire chier. A moins qu'au contraire il ne soit en train de dormir et que je ne me torture avec toutes ces questions à la con depuis tout à l'heure pour rien. Ca aussi ça serait bien le style Hunter.  " Te retourne pas. " Non, ça sert à rien. " Je vais pas me retourner. " Je me retourne.

Mon regard tombe presque immédiatement sur celui de Jay. Merde. Putain de Hunter. Impossible de savoir s'il a tourné la tête en m'entendant bouger ou s'il me regardait déjà. Depuis quand ? Par défi plus que par réelle envie, j'accroche son regard. Inquisiteur.

« Je voulais juste savoir si tu dormais. »

Mon ton est faussement nonchalant. Dans la semi-obscurité, je n'arrive pas à voir s'il sourit ou s'il arbore cette putain d'expression indéchiffrable qui veut à la fois tout et rien dire.

« Et maintenant que tu le sais ? »

Je laisse s'écouler une petite seconde avant de lui tourner à nouveau le dos, lentement, sans me presser, comme si l'information ne me faisait ni chaud, ni froid.

« Je peux m'endormir sur mes deux oreilles.»

Mytho ! Il me faudrait au moins une goutte du Mort Vivant pour que je m'endorme, ici, à côté de lui, qui n'est ni tout à fait un amant, ni tout à fait un ami... ni tout à fait un frère. Je l'entends remuer et soudain, la peur m'aggripe au ventre. Qu'il se rapproche ou qu'il s'éloigne, qu'il tente un geste tendre ou une fuite qui serait humiliante pour moi, je ne peux pas le supporter.

« Merde ! »

Je l'entends s'immobiliser tandis que je me redresse.

« J'avais oublié, j'ai entraînement à 6h demain. Pour la ligue. »

Qui est dans plus de trois mois. Et alors ?! Je suis sûre qu'il sait même pas quand c'est de toute façon. Je récupère mes fringues d'un accio et passe ma robe avant d'abandonner le drap qui dissimulait ma nudité... et dont je n'ai rien à foutre en temps normal. Avec d'autres mecs. Sans le laisser en placer une, je conclue en me levant - trop - précipitamment.

« Faut que je récupère mon matos. »

Et c'est mieux pour tout le monde. Vraiment mieux. Sur le pas de la porte, je marque toutefois une hésitation. Est-ce que je suis censée... l'embrasser avant de partir ? Lui dire un truc ? " A bientôt ! " ? " Je t'écris. " ?

« Salut. » je marmonne d'un ton nerveux avant de claquer la porte derrière moi.

" Salut. " Quelle conne putain ! Je me traite de tous les noms en descendant les escaliers. La prochaine fois va être tellement bizarre. La prochaine fois ensemble dans la même pièce je veux dire, en tant que simples amis.... Est-ce qu'il y aura une "prochaine fois" en tant que plus qu'amis ? Je hausse des épaules. Je m'en fous. Je veux pas y réfléchir. Je veux juste vivre les choses. Profiter. Comme ce soir. Mais surtout pas réfléchir à plus. Et dans la nuit noire, je transplane.
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Corvus Hunter
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MessageSujet: Re: A Huntark story.   Lun 18 Juin - 21:26


Courant 2052

Mains derrière le dos, menton légèrement relevé, j'observe les tableaux du salon d'un air concentré. Pourtant je connais déja vraiment bien la plupart des œuvres trônant dans le salon intérieur des Karks, ce n'est pas comme s'ils avaient spécialement changé depuis toutes ces années hein, mais je me rend compte maintenant que je ne leur avais pas autant porté attention qu'ils le méritaient. Il faut dire que j'ai rarement été seul dans cette pièce, ou alors bien assez occupé par d'autres choses pour y penser et qu'avec mes dernières formations, j'ai apprit à quel point l'art sorcier et ces magiques personnages pouvaient être particulièrement utiles et prolifiques...

"Tu avais déja vu que la sorcière qui reste presque toujours dissimulée derrière son rideau dans ce tableau avait un air aussi apeuré? Je suis presque sûr qu'elle a bien des choses à nous dire sur ce si bel échange de poignées de main..." Questionnant mon hôte dès que je l'entendis arriver dans la pièce, je quitte néanmoins rapidement le tableau des yeux pour lui réserver un grand sourire et le rejoindre de quelques pas. "Bonsoir Arutha! Comment vas-tu?"

Bon comme toujours je dirais. Fidèle à lui-même avec son port fier et droit, ses cernes bien creusées et son regard pénétrant. M'enfin on ne me la faisait pas à moi.

"Bonjour Jay, je suis ravi que tu aies pu te libérer pour me rejoindre ce soir."

"Pour toi, mon cher ministre, toujours! Surtout depuis que tu as accepté de financer ma petite expérience!" je clôture d'un clin d’œil équivoque. Et vu sa réaction, son sourire un peu factice, il est aisé - pour moi - de deviner que ce n'est pas de boulot qu'il veut parler. Probablement d'un sujet...plus personnel. Et pas aisé. Je retiens un sourire en coin tandis que je le vois hésiter, aborder quelques sujets lambda sur mes recherches, sur la famille qu'il a vu juste hier et le ministère en générale. Je réponds avec joie, entrant dans son jeu et sans en sortir d'un chouilla. Déso pas déso tonton Aru, mais vu le sujet, je ne comptes pas te faciliter la tâche. D'ailleurs il faudra que j'en touche deux mots à P'pa, je suis certain que c'est lui qui a vendu la mèche.

Finalement assis dans les luxueux fauteuils de velours, un verre de muscat à la main, je sens le sujet professionnel et familial s'éteindre de lui-même.

"Bon, je suis certain que tu te doutes de la raison de ta venue, Jay..."

Ah le ton a enfin changé!

"Vu comme P'pa est rentré torché hier soir...il a encore moins dû tenir sa langue que d'hab. Et il ne la tient déja pas très bien avec toi alors bon.."

Un rapide sourire en coin étire les lèvres doucement ridées de l'ancien brigadier. Qui tâche de reprendre rapidement son sérieux. Je ne peux qu'imaginer les efforts que ça lui prend pour aborder ce sujet avec moi. M'enfin c'est surtout beaucoup plus abordable qu'avec sa propre fille. Clairement.

"Certes." Il se passe la langue sur le bord des lèvres et j'ai presque pitié de lui. Mais je me contente de reprendre une gorgée d'alcool.

J'avoue que quelque part, j'aimerais bien savoir ce que P'pa lui a exactement dit..Suivant son humeur et son nombre de verre, il a vraiment pu s'amuser à perturber plus que nécessaire ce bon vieil Arutha.

"Donc. Toi. Et Brie."

"Je ne fais pas que l'intervieuwer ouai, si c'est que tu veux dire."


Il en recrache presque sa propre gorgée, me fusille du regard avant de soupirer. Et au final, je suis vaguement mal à l'aise aussi. Pas que parler cul me dérange évidemment. Même avec Arutha. Mais là, il est soudainement devenu quelque chose d'autre et je me sens involontairement rougir. Shit, c'est con quoi! C'est juste une relation! Un peu étrange ouai mais..

"Est-ce que..c'est sérieux vous deux?"

C'est étrange, en fait j'avais plutôt parié sur Rosae pour me forcer à avoir cette discussion. Comme quoi. Ça aurait sûrement été moins malaisant, mais bien moins drôle aussi. J'ai dans l'idée que ça devait sembler bien plus pertinent dans l'esprit d'Arutha avant de rendre ça réel.

Je me contente d'hausser les épaules à sa question.

"Faudrait demander à ta fille déja."

Pas vraiment une critique, cela ne me dérangeait pas outre mesure une fois l'étrangeté de notre relation dépassé. Mais de nous deux, c'était clairement elle qui se prenait le plus la tête avec ça. Qui se l'était prise pour m'avoir d'ailleurs aussi. Mais ça j'allais pas trop m'en plaindre.

"Mais t'inquiètes, tout se passe bien hein!" je rajoute pour le rassurer, vu que mon commentaire précédent lui a fait froncer les sourcils pire que Pépé Hunter.

Un soupire de plus et il me pose l'ultime question. Celle que j'attendais sans attendre et à laquelle je réponds au tac-o-tac sans réfléchir. bah c'est naturel chez nous les Hunter ça... Fallait bien qu'il s'y attende!

"Complètement par hasard en fait, je suis tombé, elle était là, et paf, nous nous sommes imbriqués dans le plus simple appareil. Du coup, on a préféré profiter de cet aléas plutôt que de s'en vexer. Une fois qu'on y était.."

Non mais il venait de me demander si nous couchions ensemble indirectement et comment nous en etions arrivés là! Il est fou Arutha!

"....."

Ok j'abuse, mais mettez vous un peu à ma place quoi!

"Désolé... Non mais franchement Arutha! Tu veux que je te réponde quoi? Non seulement c'est hyper intrusif, mais surtout, ultra malaisant! Alors oui, je sors avec ta fille, avec Brie, et crois moi c'est un sacré challenge rien qu'à elle toute seule...donc si on peut éviter ce genre de truc chelou toi et moi.."

"Je ne suis pas très à l'aise non plus.." m'avoue t-il d'une voix rauque et d'un léger sourire en coin. Bon c'est pas très dur à deviner mais ça fait toujours plaisir. Je lui souris en retour, et décide malgré tout de lui donner les grandes lignes. Très grandes les lignes. Genre énormes. Mais ça à l'air de le satisfaire, et il vaudra mieux qu'il fasse avec. Comme dans le futur, quoi que donne mon histoire avec cette chère petite serpentarde...
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Arutha L. Kark
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MessageSujet: Re: A Huntark story.   Jeu 28 Juin - 20:42



2059

« Salut ! »

Jay délaissa le livre qui monopolisait son attention jusqu’à là pour lever les yeux sur son invitée surprise. Un sourire fendit son visage.

« Tiens ! Une Kark. »

« En personne. Ton père est ici ? » demanda-t-elle en s’introduisant dans le salon. « J’veux dire : dans la maison ? » précisa-t-elle en le voyant prêt à répondre une ânerie de son cru.

« Tu pourrais au moins me laisser le temps de m’exprimer. » s’offusqua le rouquin.

« Je suis un peu pressée pour tes jeux de mots. » rétorqua-t-elle avec un sourire amusé. « Alors ? »

« Alors tu l’as raté de peu. Il est parti il y a une demi-heure en ... »

" .... me demandant de rester pour réceptionner le colis de première importance qu’il n’avait pas le temps de réceptionner lui-même. " Ah la la ! Son intuition lui avait bel et bien soufflé que cette requête était anormale, même s’il n’avait pas réussi à mettre le doigt dessus sur le moment. Poussant un long soupir, l’ancien Serdaigle posa la question qui confirmerait ses soupçons :

« Laisse-moi deviner : t'as un paquet très fragile à lui remettre ? »

Brie demeura silencieuse trois longues secondes avant de rouler des yeux en soupirant à son tour.

« Laisse-moi deviner : t'as pour mission d’attendre que mon père passe te donner en main propre un artefact délicat ? »

« Il n’a pas pris la peine de me préciser ce qu'était le colis ou l’identité du livreur. » nuança le Hunter en s’affalant à nouveau sur le canapé où il était étendu bizarrement, une jambe relevée contre le dossier et l'autre pendant le long des coussins.

« Bien sûr que non, ça l’aurait obligé à mentir. Mais j'apprécie d'être considérée comme un colis. » pesta-t-elle en passant la main dans ses longs cheveux noirs.

D'un geste sec et agacé, la brune ouvrit ensuite son sac pour en sortir un petit paquet qu'elle déposa brutalement sur la table basse.

« J'arrive pas à croire qu’ils soient tombés aussi bas ! »

« J’ai surtout du mal à croire qu’ils aient imaginé que ça marcherait. » soupira Jay. « Enfin puisque t'es là, tu veux boire quelque chose ? »

Bryony ouvrit la bouche, la referma, puis serra les lèvres dans une moue résolue.

« Non. J'ai rendez-vous avec Felix. »

Jay haussa les épaules avant de rouvrir nonchalamment son bouquin.

« D'accord. Bonne soirée alors. »

Du coin de l'oeil, il la vit s'éloigner vers la sortie... puis revenir tout aussi vite, les bras croisés sur la poitrine en manifestation de son mécontentement.

« Allez, explique. »

« Quoi ? » demanda-t-il d'un ton surpris, bien qu'il sache pertinemment de quoi elle parlait.

« Tu sais très bien quoi. » Mais le Hunter se contenta de hausser un sourcil interloqué en attendant la suite. Fils de goule ! « Ce que t'as dis. » précisa-t-elle en claquant de la langue. « Que ça marcherait pas. »

Jay reposa lentement son livre avant de se redresser. Un fin sourire aux lèvres.

« Ça marche ? »

« Bien sûr que non ! »

" Bah alors ? " semblait dire le mouvement de mains du Hunter. Ca et son détestable rictus moqueur.

« Mais j'aime pas tes allusions. »

Jay devina au ton de son ex qu'elle était vexée. Pour de vrai cette fois-ci. Ah la la, quelle crétine ! Qu'est ce qu'elle avait encore compris ?

« Quoi ? Tu comptes pas inviter Félix chez tes parents cette semaine ? » demanda-t-il en guise d'éclaircissement.

A moins qu'elle ne fasse directement une croix sur la subtilité pour rouler une pelle à son nouveau prince charmant devant son père, histoire qu'il comprenne bien le message. En tout cas, il ne doutait pas une seule seconde que son parrain aurait droit à une riposte très expressive. Mais comprenant où il voulait en venir, Bryony protesta d'une voix pincée :

« Si je l'invite ce sera certainement pas pour les raisons que tu sous-entends. »

« Qui sont.... ? »

« Tu le sais très bien. » Ca y est, elle s'agaçait. « Tu insinues que j'agis par pur esprit de contradiction, sans prendre en considération le moindre autre paramètre. »

« J'ai simplement dit.... »

« Mais tu sais quoi ? » l'interrompit-elle agressivement.  « Je me contrefous de ce que tu penses ! Je me contrefous de ce que qui que ce soit pense de nous, de lui ou de notre relation et je vais vous prouver que j'ai raison ! »

« Pas par esprit de contradiction hein ? .... » marmonna-t-il avec cynisme.

« Non ! J'en ai juste marre qu'on parie contre nous. Contre lui ! Il n'est pas aussi fourbe que vous, et alors ?! »

Jay s'efforça de ravaler le sourire moqueur qu'il sentait glisser sur ses joues. Par les couilles de Merlin ! Il n'avait pas prévu du tout de se prendre la tête avec une Kark ce soir. Il faudrait qu'il pense à remercier son père tiens.... Et qu'il lui apprenne à ne plus jamais se mêler de sa vie privée. En attendant, il allait se tirer de ce guêpier comme un chef.

« C'est ton problème. Ou pas d'ailleurs. »

« Exactement. Et ça ne l'est pas, merci pour ta sollicitude. »

" De rien " pensa-t-il en retenant de justesse les mots qui menaçaient de franchir ses lèvres. Au lieu de ça, il lui adressa un dernier sourire forcé avant qu'elle ne s'éloigne. Prête à rejoindre son cher et tendre Felix Schmidt pour passer la soirée avec lui. Tant mieux pour elle. Pas son problème. Pas son problème....

« Mais soyons honnêtes ; s'il ne s'agissait que de fourberie, ton père ne se donnerait pas tout ce mal. » Malgré la certitude qu'il aurait mieux fait de la fermer, le Serdaigle ne parvint pas à regretter d'avoir craqué. Pas même lorsque la brune se retourna pour lui accorder de nouveau son regard furieux. « Ton intelligence surpasse cent fois la sienne. Son adorable gentillesse à base d'honnêteté et de bon sentiments vont t'amuser encore... quoi ? Quatre mois ? Six mois ? Allez, soyons fous ; disons un an parce qu'il est beau gosse et qu'il a sûrement d'autres talents. »

« T'es vraiment un connard. » constata Brie d'une voix glaciale.

« Sûrement. Mais lui est un crétin qui ne te vaut pas et qui va finir par t'ennuyer. Tout le monde le voit ! Tout le monde essaie de te le dire. » s'agaça Jay.

« Alors heureusement que je me contrefous de ce que tout le monde pense. Je suis plus intelligente que lui ? Parfait ! J'aurais assez d'intelligence pour deux. Et lui assez de bons sentiments » - elle mima des guillemets avec ses doigts - « pour nous deux. »

« Le couple parfait. » ironisa le Hunter.

« Exact ! Et lui au moins ne me jugera jamais. »

« Ca c'est sûr... »

Le Schmidt perdait visiblement tout sens critique face à la Kark dont il était éperdument amoureux.... s'il en avait jamais eu un. Mais Jay n'eu pas le temps de se perdre sur ce chemin de pensées : le rire aigu - et terriblement faux - de la brune le ramena brusquement à la réalité.

« Ha ! C'est vraiment très bien placé venant du mec qui a passé les derniers mois de notre relation à me descendre ! »

Eh merde ! Il savait qu'ils en arriveraient là. Il l'avait sentit venir à des kilomètres. Et pourtant, il avait sauté à pieds joints dans le filet du diable, comme le sombre crétin qu'il était. En sortir demanderait un peu plus d'efforts qu'un simple sortilège.... ou que quelques mots. Qu'il n'était pas prêt à prononcer d'ailleurs. Parce que cette accusation était une déformation de la vérité, si ce n'était pas purement et simplement un mensonge éhonté. Lisant dans ses pensées - ou plus exactement sur son visage - , Brie pointa un index furieux sur le torse de son ex en devançant sa défense :

« OH SI ! Tu as passé ton temps à critiquer mes choix quand j'avais le plus besoin de ton soutien ! »

« Pardon de m'être soucié de ta santé. » ironisa le Hunter d'un ton mauvais.

« C'était PAS ce que je te demandais !! La coupe du monde était le rêve de toute ma vie, tu le savais et tu m'as laissée tomber en plein milieu de ma préparation !! »

« PARDON ?! »

Brie essuya d'un geste rageur les larmes qui venaient de faire irruption au coin de ses yeux.

« S'il avait été à ta place, Felix m'aurait soutenue jusqu'au bout quels que soient les obstacles et les blessures ! Il m'aurait même porté à bout de bras quand je n'en pouvais plus ! »

« Ravi que tu aies trouvé un mec prêt à te pousser du haut de la falaise. » railla le Serdaigle.

« Il y a une différence entre pousser quelqu'un et le laisser sauter parce que c'est ce qu'il veut. Et il aurait été en bas pour me rattraper ! Pas la peine de te chercher des excuses Hunter ; si j'avais voulu d'un mec pour me retenir et m'empêcher de vivre mes passions j'aurais épousé mon cousin. J'ai assez à faire avec mes parents et Freya et j'ai pas besoin d'un chien de garde en plus. Tu te fais passer pour un mec cool mais t'es comme les autres et tout ce que t'as fais c'était pour te donner bonne conscience. Tu serais resté jusqu'à la coupe si tu t'étais vraiment soucié de ce que je voulais. Si tu t'étais vraiment soucié de moi. » Sa voix s'étrangla lorsqu'elle prononça ces derniers mots. «  Au moins avec Felix je suis sûre de pas être déçue à ce sujet. »

Une longue seconde de silence plana avant que Bryony Kark ne tourne finalement les talons. Abandonnant derrière elle un Hunter trop abasourdi par l'attaque inattendue qu'il venait de se prendre en pleine face pour réagir. Inattendue et violente. Disproportionnée. Injustifiée. Extrêmement blessante....

« Ca, ça m'avait vraiment pas manqué. » siffla-t-il entre ses dents.

Il n'était plus d'humeur à lire. Plus d'humeur à sortir. Plus d'humeur à faire quoique ce soit à part ressasser les mots de Bryony Kark. Ou au contraire tenter de les oublier. Merlin, comment en étaient-ils arrivés là ?! .... à court de défouloir, il reporta sa colère sur son père et son parrain. Ah, elle était belle leur idée ! Une superbe réussite tiens ! Pauvres crétins ! Il ne manquerait pas de leur faire savoir ce qu'il en pensait, plus tard, quand sa fureur serait retombée et que sa peine serait apaisée. Au moins un petit peu.... car pour la guérir complètement, il n'existait qu'un seul remède : une réconciliation avec sa Bryony Kark. Fuck.


Dernière édition par Arutha L. Kark le Sam 30 Juin - 18:49, édité 1 fois
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Arutha L. Kark
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MessageSujet: Re: A Huntark story.   Ven 29 Juin - 22:15




« Mon cœur ? »

S'interrompant en plein milieu d'une phrase, Bryony Kark pivota vers le grand blond qui venait dans sa direction. Son sourire pétillant et malicieux s'adoucit aussitôt pour laisser place à une expression plus calme, plus sage.... " plus fade " songea cruellement le Hunter.

Son regard sarcastique accrocha celui de l'autre sang-pur, qui ne manqua pas de déposer un baiser sur le front de sa belle et de passer une main possessive autour de ses hanches en se sentant visé par tant de dérision. Sa voix était toutefois parfaitement maîtrisée lorsqu'il rappela à sa compagne qu'il avait promis de la présenter à son cousin.

« Ah oui, c'est vrai. A plus tard ! » salua-t-elle le Hunter avant de s'éclipser au bras de son Schmidt.

Huit mois. Cela faisait huit mois que leurs pères les avaient piégés dans l'espoir vain de faire renaître leur relation. Huit mois qu'elle l'avait incendié avant de s'excuser piteusement le surlendemain, admettant qu'elle avait été trop loin et qu'elle avait été injuste. Huit mois qu'elle avait reconnu qu'il avait été un petit ami bienveillant et attentionné, l'en remerciant même à demi-mots... avant de préciser qu'il n'était toutefois plus le type de compagnon qu'elle recherchait. Huit mois qu'elle l'avait prié de rester malgré tout son ami, son Jay Hunter, et qu'elle avait décidé de raviver leur vieille complicité. Huit mois qu'elle était redevenue pour lui la femme espiègle et joueuse qu'elle avait toujours été, parfois susceptible, parfois sournoisement vengeresse, parfois surprenante mais jamais à court de mots ou de mimiques pour le faire réagir. Huit mois que ses rires francs, ses tirages de langues en coin, ses airs boudeurs et ses clins d'oeils moqueurs faisaient doucement renaître en lui des émotions qu'il ne croyait être que des souvenirs. Huit mois que petit à petit et œillade par œillade, sans qu'aucun des deux ne réalise vraiment tout à fait ce qui se jouait, elle l'attirait de nouveau dans ses filets. Huit mois... pour qu'elle le plante brusquement au milieu d'une salle de bal, sans même prendre le temps de finir sa phrase. Dire que l'égo de Jay Hunter était froissé aurait été un bel euphémisme.

Il la suivit minutieusement des yeux, desserrant juste les lèvres pour aspirer une gorgée de vin.

« Scroutt mec ! »

Le rouquin sursauta en délaissant brusquement la Kark des yeux.... pour les reposer sur son grand frère.

« On dirait elle y a dix ans. »

« Hein ? »

« Avec toi. Tu devrais te voir la regarder. » expliqua-t-il avec un petit sourire en coin.

Jay roula des yeux en soupirant.

« N'importe quoi. »

Elle était certes particulièrement en beauté ce soir, avec sa robe habilement suggestive et ses cheveux noirs relevés en chignon natté. Mais de là à dire qu'il la dévorait des yeux, c'était clairement exagéré ! .... et même si ça avait été le cas, il n'y avait rien de plus ordinaire qu'un homme reluquant une jolie femme. N'importe quelle jolie femme. Mais le Gryffondor ne semblait pas partager cet avis et il ré-attaqua sans se décourager :

« Pourquoi tu tente rien ? »

Jay se fendit aussitôt d'un sourire cynique :

« Tu veux dire pourquoi est-ce que je tente pas de briser le couple parfait auquel elle tient tant ? »

« Pfffffff ! »

Posant brusquement son verre, le Kark s'empara de celui du rouquin pour l'en débarrasser.

« Hey ! »

Mais il n'eut pas le temps de protester plus, se trouvant entraîné malgré lui vers un couloir à l'abri des oreilles indiscrètes.

« C'est bon, stop là. » Le Kark semblait soudainement très sérieux. Trop au goût du Hunter. «  Tu peux remballer ton cynisme à deux balles, il te sera d'aucune utilité. »

« Ca c'est toi qui le dis. » rétorqua l'oiseau moqueur sans se départir de son sourire.

« Ça marchera pas Jay. Pas cette fois. Et quand on y pense.... » Le visage d'Amaranth se dérida de nouveau. « C'est un juste retour des choses. »

« Quelles choses ? » questionna le Hunter d'un ton suspicieux.

Ama prit le temps de jauger - détestablement - son ami du regard avant de lui rendre son rictus railleur.

« Quoiqu'on pense des ses méthodes et de la fin que vous avez eu, tu dois admettre qu'elle s'est donné vraiment beaucoup de mal pour t'avoir la première fois. T'as eu de la chance : une Kark ça se mérite tu sais ? »

« Ben tiens ! »

Parce qu'un Hunter non ?

« Si cette fois tu faisais le premier pas pour ... »

« Tu veux pas me faire un manuel de séduction Kark aussi ? »

L'interruption avait été brutale, sèche, et pas dénuée de méchanceté réalisa Jay avec un soupçon de culpabilité. Mais c'était entièrement de sa faute. Il n'avait qu'à pas se mêler de ses affaires. Contrairement à Freya et leurs parents, Amaranth avait réussit à rester parfaitement neutre et détaché de tout ça jusqu'à là. Pourquoi est-ce qu'il ne pouvait pas continuer comme ça ? Pourquoi est-ce qu'il fallait lui aussi qu'il vienne foutre son nez dans leur histoire ? Qui n'en n'était plus une d'ailleurs, grâce à ce grand con de Poufsouffle boche. Ce crétin qui allait jusqu'à gangrener ses amitiés.

« Non. T'as raison. » répliqua Amaranth d'une voix faussement calme. « Je vais te laisser gérer ta vie. »

« Merci, c'est trop aimable. » s'entendit répondre Jay avant d'avoir pu s'en empêcher.

« Je suis désolé, je pensais vraiment que.... »

Que quoi ? Qu'il était prêt à sacrifier son amour-propre pour se prendre le plus merveilleux râteau de sa vie ? Qu'il avait envie de s'entendre répondre qu'elle préférait Felix parce que lui n'était plus le type de compagnon qu'elle recherchait ?

« Eh bien non. »

Amaranth demeura silencieux quelques longues secondes avant de hocher la tête. L'air tristement résolu.

« Tant mieux. »

Jay ne put retenir un froncement de sourcils.

« Je suis content de savoir que t'es pas le genre de mec qui se laisse évincer sans broncher par Mr. Perfect. » Cette fois-ci, le Hunter roula des yeux en laissant échapper un rire mauvais. « Et surtout je suis soulagé de me dire qu'il y en aura au moins un de vous deux qui n'aura aucun regret. »

L'attaque était basse, mesquine et beaucoup trop flagrante.

« Tu crois que je vois pas ce que t'essaie de faire ? »

« Tu t'en fous de toute façon ; t'as déjà pris ta décision non ? »

Oui mais...

« Sur ce je vais rejoindre mon beau-frère avant qu'il ne me cherche. »

Et tout comme sa sœur un peu plus tôt, il le planta là pour rejoindre Felix Schmidt. L'abandonnant avec sa lâcheté et ses pensées. Sa frustration et ses craintes. Tout ce qu'il ne se sentait pas encore prêt d'affronter... tout ça pour des Karks.
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Arutha L. Kark
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MessageSujet: Re: A Huntark story.   Sam 30 Juin - 20:32



« Bryony ? »

La brune releva brusquement la tête de ses parchemins, éclairés à la seule lumière d'une bougie. D'une main tremblante, elle passa une main dans ses cheveux noirs, décoiffés, en pagaille, fous.... comme ses yeux fatigués, à la fois rouges et cernés, visiblement au bord des larmes. Brie se mordilla nerveusement la lèvre avant de pointer un index accusateur sur Jay.

« N'y pense même pas ! »

Son ton se voulait furieux mais à court d'énergie, elle ne parvenait qu'à siffler entre ses dents.

« Je sais très bien ce que tu vas dire ! " Viens te coucher " , " T'as encore trois semaines ", " Tu peux pas travailler dans un état pareil ". Tu crois que je sais pas tout ça ?! Tu crois que je sais pas que je suis à bout ?! » Un sanglot trahit subitement son état de détresse. « Mais qui c'est qu'on va blâmer si toutes ces putains de tente sont pas installées lundi ?! Qui c'est qu'on va montrer du doigt si ces badges de merde arrivent pas à temps ?! Qui c'est la personne dont ils vont rire si ils.... SCROUTT ! C'est MOI qui vais tout me prendre dans la gueule Jay ! Toutes leurs conneries et leurs incompétences ! Moi et seulement moi ! Alors NON, j'irai pas me coucher ! »


Les doigts resserrés autour de son verre, Bryony pinça les lèvres pour ravaler ses émotions.

« Je vous sens émue. »

Évidemment ; il aurait été vain d'espérer que son interlocuteur ne remarque rien. Relevant doucement la tête, la brune lui adressa un sourire poli.

« Je le suis. » admit-elle.

« Ce qui est tout à fait naturel. Mais je vous assure que vous méritez amplement cet honneur ! Vous avez depuis longtemps prouvé au monde entier que vous êtes exactement la personne qu'il nous faut. Une... »

... sorcière renommée, une sang-pure sacrée, une globe-trotteuse au carnet d'adresse bien rempli, une ancienne joueuse de quidditch reconvertie dans l’événementiel, une professionnelle qui avait fait ses preuves en organisant plusieurs manifestions nationales ou internationales, sportives, artistiques ou politiques.... et une très belle femme pour ne rien gâcher (sans fausse modestie). Cet " honneur ", elle le méritait plus que quiconque ; il le lui revenait de droit. Et pendant deux petites secondes, elle en avait savouré le goût sur le bout de ses lèvres. Les feux des projecteurs, les applaudissements, les séances photos, les rencontres privées.... tous ces privilèges qu'on accordait au directeur de tournoi de la coupe du monde de quidditch. Ou à sa directrice. Deux petites secondes pendant lesquelles elle s'était projetée dans ce rêve merveilleux.... avant que son cerveau ne remplace ces images oniriques par une scène bien plus cruelle. Celle d'une sorcière sous pression, trop investie, à bout de patience, à bout de nerfs, prête à briser son couple comme autrefois. Bryony n'était plus la jeune fille passionnée de cette époque là ; la vie lui avait enseigné bien d'autres qualités entre temps. Peut-être que tout se passerait pour le mieux, sans stress et sans colère....

« Je vous remercie. » minauda-t-elle dans un sourire lorsque le flatteur eu finit de la flatter. « C'est effectivement un grand honneur. Mais non. »

" Peut-être " n'était pas suffisant à ses yeux. " Peut-être " était un risque de trop.

« Non à quoi ? » s'interrogea le sorcier.

« Non à votre proposition. Je refuse. »

« M... mais... »

« Je ne suis pas intéressée, vous pouvez proposer cet honneur à quelqu'un de moins honorifique. Allons, je suis sûre que vous trouverez vite quelqu'un qui fasse l'affaire ! Peut-être même que votre perle rare se trouve là ce soir ? »

Et levant son verre dans sa direction, elle lui adressa un dernier sourire avant de lui tourner le dos. Définitivement. Malgré la petite épine qui lui piquait encore le cœur. Persuadée qu'elle disparaîtrait en moins de temps que les regrets qu'elle aurait pu avoir. Parfaitement confiante lorsqu'elle rejoignit Jay, occupé à discuter un peu plus loin. Beaucoup moins nerveuse, en glissant discrètement sa main dans la sienne. Et complètement rassurée lorsque, sans prononcer un mot, il lui accorda un bref regard qui voulait tout dire, avant d'enrouler le bras autour de ses hanches. Oui. Elle avait prit la bonne décision.
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Corvus Hunter
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MessageSujet: Re: A Huntark story.   Dim 1 Juil - 10:18


Novembre 2059

Une lettre? Mais pourquoi une lettre? Et c'était quoi cet air étrange alors qu'il me l'avait remise hein? Et plus encore, cette façon aussi détestable qu'excitante qu'il avait eu de souffler "seul le temps te le révélera" avec son petit sourire en coin quand je lui avais demandé ce que c'était? Et le chantage n'y avait rien changé. Foutu Jay Hunter. Foutus Hunter ouai!

Lèvres pincées, j'avais observé l'enveloppe aux enluminures Hunter, faisant glisser le papier à la fois doux et accrochant du parchemin entre mes doigts "comme Jay" avait essayé de me murmurer mon esprit. Que j'envoyais se faire foutre cordialement aussi rapidement.

Forcer l'ouverture n'aurait servit à rien...mais j'avais essayé par principe malgré tout. Toujours essayer. Mais évidemment l'enchantement était bon. Fuck. Quelle bouse! Piquer ma curiosité comme ça était vraiment cruel. Et digne de lui. Evidemment mon esprit n'avait pas manqué de tourner à 200%, optant pour mille et unes hypothèses parfois réalistes, souvent loufoques, quelques fois horribles. Malgré la lettre gentiment rangée entre deux livres. Discrètement. Il n'aurait plus que manqué que Félix tombe dessus et me pose des questions genantes auxquelles je n'aurais ni pu ni voulu répondre...

Pas plus que les quelques disputes que nous avions eu au sujet de Jay et qui m'avaient sacrément gavées. Il ne pouvait pas accepter calmement la relation que j'avais avec mon meilleur ami? Ex? Amant.. Ouai non, pas amant. Pas..vraiment. Nous n'étions pas allés jusqu'au bout. Par sa faute d'ailleurs. A Jay, pas à Félix, suivez un peu, scroutt! Il était dit partout qu'un sorcier heureux en mariage avec souvent une amante docile cachée sous son bureau, pourquoi ça ne serait pas moi hein? Pourquoi ce serait forcément le mec dans cette situation et forcément la pauvre petite pouffe de femme qui trinquerait sans le savoir? Bon ok, je n'étais même pas encore marié que j'avais déja faillis faillir - et autant voulu faillir que j'avais détesté Jay ensuite- le rendre cocu, et que Jay n'avait pas grand chose de la douce petite maitresse docile. Même si j'étais sûre qu'il serait largement capable de se plier à ce genre de petit jeu de rôle.

Mon ricanement à cette pensée me ramena à la réalité, m'empourprant les joues malgré moi. Je me mordais la lèvre pour contenir ce flot d'envies indésirables mais autant que Jay dans la réalité, les souvenirs de nos...moments me revenaient bien trop.

"Oiseau de malheur."


Commentais-je dans un soupir avant de m'observer dans le miroir.

Ouai, oiseau de malheur. D'être lui. D'avoir réussit à raviver aussi facilement la flamme de désir à son encontre il y a quelques mois. D'être parvenu à supplanter si aisément mes autres rêves la nuit au point où Felix avait été ma bouée de secours malgré lui. La pauvre, s'il savait que ce n'était pas sa présence qui m'avait donné aussi chaud dans le lit..

Foutu Jay. Foutu Jay et sa foutue disparition. Alors que j'avais tant besoin de lui en ce moment. Ne savait-il pas qu'il devait être à mes côtés en ce moment? Plutôt que parti courir le monde pour ces conférences débiles sur le comportement criminel inconscient?

Cela me vexait. Me blessait. M'agaçait. Me blasait. Me rendait irritable et instable.

"Le stress de la répétition." avais-je lâché à ceux qui me regardaient avec de grands yeux. A Félix qui subissait encore, entre silence et questionnement. Une excuse acceptable pour tous. Et si cela ne leur allait pas, c'était la même chose. Rien à foutre.

"Ca a intérêt à valoir le coup.."
chuchotais-je seul dans ma chambre entre agacement et inquiétude alors que ma main attrapait la fameuse lettre, près de deux mois jours pour jours après que mon rouquin me l'ait remise. En fait, j'avais à la fois tellement peur d'être déçue et que ça corresponde aux pires de mes idées... Je voulais que ce soit rien et tout à la fois.

"Déja, tu as sacrément intérêt à t'expliquer sur cette fichue absence où t'aura affaire à moi, Jay Peverus Hunter.."

Les mains moites, fébrile, je brisais le sceau magique après avoir vérifié une dernière fois d'un coup de baguette que j'avais bien fermé ma chambre. Félix avait prit la sale habitude de rentrer sans s'annoncer ni attendre mon aval. Entres autres sales manies d'ailleurs... Un futur mari quoi.

[Ma très chère BriOnney,

Déja, un grand merci pour avoir patienté jusque maintenant pour ouvrir cette lettre..]


Je levais les yeux au ciel et l'insultait à voix haute avant de reprendre rapidement la suite.

[Tu dois te demander pourquoi tant de mystères, pourquoi ce parchemin si énigmatique et surtout, pourquoi t'avoir laissé en plan pendant ces deux horribles mois...]

"Je te le fais pas dire..
" grinçais-je en soupirant. S'il pouvait en venir au fait...Même si, rien que de lire ses mots, je sentais mon palpitant palpiter. Fichu organe! Tu ne connais donc pas la discrétion? La politesse?

[Sache que j'ai mes raisons et que tu ne vas pas tarder à les connaître toi aussi. Ce ne fut pas de gaîté de cœur que je t'ai ainsi abandonné comme tu dois le penser mais je n'avais pas le choix, mon avenir se jouait là! Et tu sais à quel point, l'avenir c'est important! Un mauvais paris, une erreur sur le chemin à suivre ou les mauvais soutiens de confiance et on est foutus! Alors parfois, il faut savoir prendre le risque, essayer d'en savourer l'angoisse et croire en nous.]

Les sourcils maintenant froncés, je n'étais pas sûre de suivre. De vouloir suivre. Mon esprit prenait le chemin de bien des songes sombres que cette lettre scellée m'avait donné. Ne reviendrait-il pas? Avait-il trouvé une Sang-pure au bout du monde? Pire, une basique au rire facile et à la cuisse rebondie et mordorée?

Le papier se froissa sous mes doigts, me faisant grogner. Fermer les yeux en versant la tête en arrière. Respirer, expirer doucement. Ça ne servait à rien de se rendre malade..jalouse..pour rien. Avec Jay, tout était possible, et il devait pertinemment savoir que je me ferai dés films. Je ne pouvais pas le laisser avoir raison, aussi seule que j'étais dans ma chambre.
J'en revenais à la lettre. Et mes yeux accrochèrent un passage en particulier, sautant deux ou trois lignes pour ce trio provocateur qui m'empourpra les joues comme jamais. Le petit con..

[T'ai-je manqué?]

Non. Vantard. Oui. Bien sûr. C'était quoi cette question à la con?

[T'ai-je vraiment manqué ces deux derniers mois?]


C'était qu'il insistait le bougre. Et m'agaçait. Si c'était encore pour m'éloigner de Félix, j'allais lui faire bouffer sa lettre la prochaine fois que je le reverrai! Femme mariée ou non!
Cette pensée m'arracha d'ailleurs une sueur froide alors que je me replongeais dans ma lecture. En fait je préférai lire Jay et ses conneries que penser à tout ça.

[Tu vas te marier.] Quelle perspicacité. Et tu es où? [ Je ne m'excuse pas de pas être là.] Trop aimable..[Parce si toi tu veux t'obstiner dans ton chemin, qu'il soit juste ou non, moi je veux être sûr.]

Doucement, je déglutissais. Hésitais entre froisser sa lettre et continuer. Je continuais évidemment.

[Alors, as-tu pensé à moi pendant ces deux mois? Combien de fois? Souvent? très souvent? ] Tous les jours. [Trop souvent?] Oui. [Mon rire, ma voix, mon froncement de sourcil, mes mèches auburn ou même, oserais-je rajouter, mes mains et membres divers faisaient-ils tous partis de tes pensées? ] Mes joues s’enflammèrent à nouveau à ces mentions frôlant la perversité mais je ne pouvais nier sans me mentir à moi-même. Encore ce matin... Mais il abusait! Foutu Hunter! [Je suis certain que oui. Parce que tu m'as manqué tout autant. Et pas seulement ces deux derniers mois. Et pas uniquement pour nos échanges corporelles si intenses.] Je..[Que va t-il se passer Brie après tout ça? Penses-tu vraiment que nous nous verrons aussi souvent? Que j'accepterai d'être docilement ton amant caché dans le placard? ] Oui..je l'avais espéré sans le croire vraiment un seul instant. [Ton ami que tu ne reverra que lors de ces ennuyeuses soirées ou réunions familiales? Rapidement, trop rapidement, peu, trop peu?] Oui, probablement. Il n'avait pas tord, mais je n'étais pas d'accord. Et pourtant..que pouvais-je y faire? Et je n'étais pas assez sotte pour ne pas me rendre compte que Félix n'apprécierai pas et ne serait finalement pas si docile que ça. Il n'aimait pas Jay et me l'avait déja fait savoir. Une fois mariée... Mais que faire? Je m'étais engagée, entêtée et même si le doute me rongeais de plus en plus ces derniers temps, j'étais une Kark avec son honneur! Sa fierté. Son..

[Ton égo est le seul qui nous sépare réellement.]
Fuck. Fucked hunter.

[Si je t'ai manqué autant que tu m'as manqué, tu sais ce qu'il te reste à faire. Réussir nos vies. Ensemble. Je ne suis pas ton amant, je ne suis pas ton ami, je suis tout ça et plus que ça à la fois, je suis l'homme de ta vie. ]

Ah ah rien que ça! Je ricanais à haute voix, plus pour nier les sentiments qui menaçaient de prendre possession de mois que réellement. Je me sentais perdue...Heureuse..Agacée...Gênée. Stressée..et tant d'autres à la fois. D'un geste rageur j'essuyais les larmes qui  venaient de perler au coin de mes paupières. Tant pis pour la maquillage.

[Et je suis à....]

Je ne pris pas la peine de lire la fin du message. Aucune importance. Quoi qu'il dise, ce n'était que de l'enrobage, que des détails. Le parchemin froissé glissé dans ma poche, le dos droit et un sourire aux coins des lèvres malgré mes joues trop rouges et ma bouche encore tremblotante, j'étais décidée. Je n'étais plus cette gamine immature et pleine de contradiction, j'étais une adulte. Et pas juste une adulte apte à faire des choix ridicule et validiste. J'étais l'adulte de ma propre vie.

Un coup de baguette pour ajuster mon maquillage -même si je ne doutais pas qu'il ne tiendrait pas éternellement malgré la qualité du sortilège..je l'espérais et l'imaginais même déja - et je transplanais un peu plus loin.

La répétition du mariage se ferait sans moi. Et j'étais plutôt certaine que sous ses airs agacés et polis, P'pa en sera parfaitement soulagé.

Moi aussi.

L'homme de ma vie. Ah ah, foutu Hunter.
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Arutha L. Kark
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MessageSujet: Re: A Huntark story.   Mer 4 Juil - 21:33

Putain de merde. Il peut pas me faire ça. Il peut vraiment, vraiment pas me faire ça. Et pourtant...  

« Jay ? »

Ses yeux humides se tournent doucement vers moi. Il me regarde silencieusement plusieurs secondes sans ciller, sans bouger, sans laisser transparaître quoique ce soit sinon la douleur qu’il éprouve... Et finalement, Jay laisse échapper un profond soupir qui m'enserre la poitrine. Merlin.... Sous mon regard ébahi, il tend le bras pour attraper sa baguette d’une main tremblante.  

« Qu’est-ce que tu fais ? » je coasse d’une petite voix stressée.

Sans surprise, mon Hunter ne me répond pas. Je devine toutefois ses intentions et m’empresse de bondir du lit pour lui arracher la baguette des mains.

« Non ! Non non non ! » je proteste en lui confisquant l’objet magique et en le repoussant en arrière... un peu trop violemment peut-être. Il s’affale sur le matelas en laissant échapper une exclamation de douleur. Oh merde ! Merde merde merde merde !

« Ca va ?! Jay ! »

Il murmure ce que je devine être une approbation. Et un mensonge... Évidemment que ça ne va pas ! Comment est-ce que ça pourrait aller avec le rhume d’un sphinx qui serait resté coincé en Finlande tout le mois de décembre ? Et une température corporelle égale à celle d’un crabe de feu en période de reproduction ! Par les couilles de Merlin ! Tout serait tellement plus simple si Môssieur acceptait que je l'emmène à l'hôpital en deux en deux. Un diagnostic, une potion de soin qu'on a pas à la maison et basta ! Terminé. Mais non voyons, " ce n'est pas nécessaire " ; pas pour un simple rhume " à la con ". Môssieur va guérir tout seul avec une bonne nuit de sommeil.... MON CUL OUI ! Et en attendant qui c'est qui doit s'occuper de lui ? Bah c'est Bribri ! Parce qu'il est hors de question que, de un, je le laisse sortir du lit et, de deux, je le laisse utiliser sa magie comme il en avait l'intention. Pour qu'il se fatigue encore plus ? Bah oui tiens, je suis pas assez inquiète !

« Tu bouges pas ! » j'ordonne en le recouvrant de l'édredon triple épaisseur.  

« Chaud. » maugrée-t-il en me désobéissant aussitôt.

« J'en ai rien à faire. Si t'es plus sous cette couette quand je reviens je te ferais regretter de m'avoir épousée. »

Je m'éloigne sans écouter les grommellements de mon crétin de rouquin.... et sans oublier d'emporter sa baguette. Il est pas aussi têtu que moi mais il serait quand-même capable de tenter un accio.... je crois. Parce que contrairement à moi, il sait où se trouvent ces putains de potions et lesquelles il faut prendre.

Eh ouai ! Je suis incapable de soigner qui que ce soit. Qu'est-ce qu'y a ?! Je serais incapable de me soigner moi-même s'il le fallait. Pendant mes voyages autour du monde, j'ai eu l'incroyable chance de ne jamais rien chopper de sérieux, ou de me trouver à proximité d'un endroit où je pouvais me procurer les potions qu'il fallait en trois minutes et quelques gallions en moins. Sans prendre la peine de demander leurs noms...  " J'ai ça. " . " Tenez. Deux gorgées tous les soirs. " qu'on me répondait aussitôt. Et basta. A part la pimentine, le tonifiant et le poussos, mes connaissances en filtres médicaux ne sont pas très étendues. Voilà pourquoi contrairement à Jay, qui (je l'avoue honteusement) a prit soin de ma santé à plusieurs reprises depuis nos noces (parfois contre mon gré), je suis incapable de choisir entre la bouteille bleue, la bouteille verte et la bouteille marron qui se trouvent dans notre armoire. J'aurais quand-même dû lui demander.... Maman saurait sûrement laquelle prendre mais je vais quand-même pas appeler ma mère pour soigner mon mari ! Ce serait la honte et je ne suis pas sûre que Jay apprécierait... ni qu'il finirait par oublier cette " anecdote ".

A court d'options, j'attrape les bouteilles tour à tour. Tiens, ce serait pas du thym dessiné sur la fiole verte là ? Et une fleur dont l'apparence m'est vaguement familière. Je tire sur le bouchon pour en inspirer le parfum à plein nez. OH MERLIN ! BEURK BEURK BEURK ! C'est bien ça. Cette odeur ignoble de médicament qui ressurgit de mes souvenirs d'enfance. Feuille de thym, fleur d'ellébore, rosée de lune.... le parfait mélange de plantes aux goûts plus prononcé les unes que les autres. Et soudain, le déclic se fait. Mélange ! Plantes !

Lorsque je reviens enfin dans la chambre, une grosse vingtaine de minutes plus tard, je trouve mon mari prêt à se relever. Je pose mon plateau en sifflant entre mes dents.

« Jay Peverus Hunter ! »

" T'aider " sont les seuls mots que je parviens à discerner. Merde... j'espère vraiment que cette foutue fièvre va redescendre. En attendant je l'aide à s'adosser avant d'allumer une unique bougie, pour une lumière tamisée et reposante. Je m'assoie ensuite à ses côtés, puis lui tend la tisane dans laquelle j'ai versé quelques gouttes du précieux remède. Mon Jay prend le bol que je lui tends.... observe longuement les herbes aromatiques qui flottent à la surface .... puis relève la tête pour m'accorder un regard sceptique.

« Quoi ? Tu l'as même pas encore goûtée. »

« Censée... enlever les... herbes. » murmure-t-il faiblement.

Hein ?

« Pourquoi ? Fallait pas en mettre dedans  ? Pourtant tu... »

« Infusée. »

Ah. Oui. D'accord. Je comprends mieux. J'attrape ma baguette et tente de les enlever sans faire disparaître toute la tisane. Ca marche à peu près bien, suffisamment pour qu'il accepte de boire en tout cas. Il tire aussitôt une drôle de tête.

« Je reconnais que j'ai fais au pifomètre... mais l'important c'est que ça se marche non ? Pour le goût, je m'améliorais la prochaine fois. Même si je préférerais qu'il n'y ait jamais de prochaine fois. Allez, vide moi ça ! »

Et plus vite que ça... Parce que soyons honnête, j'ai rajouté quelques fèves soporifiques pour un sommeil plus tranquille. Docilement, il accepte de boire... ou plutôt se force à boire. Je le vois bien. Est-ce que c'est si dégueulasse ? Merde. Je me sens con et pathétique. Nulle et ridicule. Vraiment naze ! .... Jusqu'à ce que dans un lourd soupir, il laisse tomber sa tête sur mon épaule. Murmurant au creux de mon oreille un « Merci. » qui m'émeut. Je passe une main câline dans ses cheveux roux. Son front est toujours aussi brûlant. Ses paupières rouges. Son souffle bruyant. Si dans deux heures il ne va pas mieux, je l'emmène à l'hôpital qu'il le veuille ou non. Mais en attendant... en attendant je dois reconnaître que je suis heureuse. Inquiète, mais heureuse. Je l'aide à se coucher contre moi, le recouvrant doucement de l'édredon triple épaisseur. Mon mari. Mon Jay Hunter. Oui.... je suis vraiment heureuse d'être la personne qui prend soin de lui.
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MessageSujet: Re: A Huntark story.   

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