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 La fille de son père

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Arutha L. Kark
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Date d'inscription : 28/03/2015

MessageSujet: La fille de son père   Mar 15 Mai - 20:51



« Maîtresse.... »

Rosae releva la tête du livre qui monopolisait jusqu'à là son attention et baissa les yeux sur la misérable créature.

« .... monsieur Hunter souhaite vous rendre visite. »

La Kark poussa un soupir avant de refermer prestement son bouquin, sans se donner la peine de répondre à son domestique. A quoi bon ? Corvus devait déjà être entré.... comme à chaque fois. La seconde suivante, l'ami de son époux lui donna raison en s'introduisant dans le salon, un fin sourire aux lèvres. L'elfe émit un hoquet mais la blonde congédia la créature avant qu'elle n'ait le temps de produire une nouvelle scène pathético-tragique digne des pires comédies dramatiques de la TVM. Quittant à son tour son fauteuil, elle accueillit son hôte impromptu avec son habituel sourire mielleux de maîtresse de maison irréprochable.

« Corvus ! Whisky ? Chardonnay ? Palinka ? Non bien sûr, pas à cette heure-là. » devina-t-elle en le voyant entrouvrir les lèvres.

« C'est moins une question d'heure que de compagnie. » railla-t-il en se laissant tomber sur le canapé.

« Je serais toi, je n'y compterai pas trop. » le prévint la blonde en attrapant une bouteille de scotch.

« Et si c'était lui qui comptait sur moi ? »

Rosae déposa le verre filigrané devant le Hunter avant de lui adresser un sourire. Un vrai sourire. Pendant longtemps elle avait haï Corvus. Haï cet homme qui lui avait apprit qu'il rompait leurs fiançailles en lui annonçant qu'il avait demandé une autre femme en mariage. Une circassienne. Une sorcière vulgaire qui n'avait ni sa beauté, ni son charme, ni sa distinction. Comment aurait-il pu pardonner à son ancien fiancé de l'avoir délaissée pour ça ? Au su et à la vue de tous de surcroît. L'humiliation avait été difficile à digérer... très difficile. Pour être honnête, Rosae en avait voulu à son mari lorsqu'il lui avait annoncé que le parrain de leur fils serait cet homme. Si elle le détestait un peu moins depuis son propre mariage, elle avait toutefois gardé à son encontre une certaine rancune. Une rancune que seul le temps réussit à ronger au bout de longues années, transformant sa rancœur en indifférence.. puis en vague sentiment de sympathie lorsque Corvus Hunter se donnait la peine d'être supportable. Ou amusant. Et en l’occurrence, il était amusant. Car oui, elle allait se faire un plaisir de lui expliquer pourquoi il n'avait aucune chance de convaincre Arutha d'être son partenaire de beuverie ce soir. Ramenant une mèche de cheveux blonds derrière ses oreilles, d'un geste à la fois séduisant et faussement blasé, elle s'éclaircit la gorge.... mais n'eut jamais le temps de formuler sa répartie.

Son cœur bondit dans sa poitrine lorsque la porte s'ouvrit à la volée et il faillit lui sortir par la gorge lorsque dans un cri puissant et aigu, elle réagit à l'arrivée d'une jeune femme arborant une affreuse coupe de cheveux, scandaleusement courte et effroyablement colorée.

« 'lut tonton Corvus ! » claironna la cadette des Kark.

Le Hunter lui-même semblait trop surpris pour éclater de rire. Peut-être trop occupé aussi à découvrir la robe moulante aux couleurs beaucoup trop vives - et magiquement changeantes - qui laissait entrevoir la peau dénudée de Bryony de chaque côté. Pour compléter son excentrique tenue, l'adolescente s'était accrochée dans la narine droite un petit piercing en forme de vif d'or battant des ailes et à l'oreille droite un dragon refermant la mâchoire sur son lobe.

« Va maman ? » demanda-t-elle d'un ton poussant la provocation à son maximum.

Celle-ci semblait sur le point de s'évanouir. Ou de détruire la maison d'un coup de baguette.

« TU ES MALAAAADE ?! QU'EST CE QUI T'ES PASSE PAR LA TÊTE PAR LES COUILLES DE MERLIN ?! »

Entendre Rosae jurer débloqua enfin le fou rire du Hunter. Brie s'autorisa elle-même à ricaner.

« Qu'est-ce qu'il y a ? T'aimes pas ma nouvelle couleur ? »

« Tes cheveux ! Qu'est-ce que tu as fais à tes beaux cheveux ?! Et cette robe de... de....  Va enlever ça. TOUT DE SUITE ! »

« Oh. C'était pas ce que vous vouliez dire par fille rebelle ? »

« Bryony Hazel Kark ! »

« Moi je voulais juste vous aider à faire la différence entre une fille avec de la personnalité et une vraie fille rebelle. » protesta l'étudiante de 16 ans. « T'en penses quoi tonton Corvus ? J'ai l'air plus rebelle avec mon ancien look ou avec celui-là ? »

« Montre dans ta chambre immédiatement. » éructa Rosae.

Et soudain, Brie laissa tomber son masque d'oiseau moqueur pour plonger dans une colère noire que Corvus Hunter ne connaissait que trop bien. Et pour cause, il avait trop souvent eu l'occasion de la voir en scène chez le père de la jeune femme.

« QU'EST-CE Y A ?! T'assumes pas c'que vous avez dit hier ? HEIN ?! Après avoir FAIT CHIER FREYA faut que vous m' CASSIEZ LES....  »

Le maléfice de mutisme la réduit au silence en une fraction de seconde, trop rapidement suivi par un expalliarmus qui la désarma pour l'empêcher de se redonner de la voix.

« Dans ta chambre. » réitéra Rosae d'une voix ferme et glaciale.

L'adolescente adressa à sa mère un violent bras d'honneur avant de sortir en claquant la porte le plus fort possible.

« Et toi, ne t'avises même pas de prendre sa défense ! » pesta-t-elle en pointant un index vers Corvus. « Cette gamine a été beaucoup trop gâtée et privilégiée. Arutha t'expliquera en dé.... »

Un bruit fracassant l'interrompit à nouveau. Etait-ce bien..... un miroir qui se brisait ? Ou une fenêtre ? Quoiqu'il en soit, ça ne pouvait être que l’œuvre d'une ado furieuse d'avoir été réduite au silence. Pinçant les lèvres, Rosae quitta la pièce avec les deux baguettes en main. Corvus soupira, un large sourire aux lèvres, et attrapa son verre de whisky. Il était finalement aussi tenté de rentrer chez lui que de rester ici pour découvrir quelle merveille d'éducation Arutha et Rosae avaient encore trouvé. Il en était à cette hésitation lorsque la porte du salon se rouvrit brusquement.

Brie lui accorda à peine un regard avant de se précipiter vers le fauteuil de sa mère, retournant les coussins à la recherche de sa baguette, jurant du regard et de ses froncements de nez puisqu'elle ne pouvait jurer avec des mots.

« Quelle discrétion ! » railla Corvus. « J'admire ta capacité à fouiller en silence. »

L'adolescente se redressa pour lui adresser un regard noir.

« Je t'aiderai bien mais j'ai donné ma parole. » se moqua-t-il encore en riant.

Brie semblait prête à lui bondir dessus... elle se retint toutefois, croisant les bras pour le fixer. De son index, elle désigna Corvus - ou plus précisément son veston - puis son propre torse.

« Je ne suis pas sûr de bien saisir. Est-ce que tu pourrais t'exprimer plus clairement ? »

La jeune fille eu tout à coup l'air à deux doigts de fondre en larmes. Approchant doucement, elle lui accorda un regard larmoyant, abattu, pathétique et suppliant. Un regard qui aurait fait fondre n'importe quel coeur.... mais qui attisa plutôt la curiosité de Corvus. Il laissa l'adolescente approcher et tendre les lèvres pour déposer un adorable baiser implorant sur sa joue.... attendant... attendant encore... et souriant en coin lorsqu'enfin il sentit la main de la jeune femme glisser aussi discrètement que possible vers la poche de son veston pour lui soutirer sa baguette. Eclatant de rire, il referma sa main sur celle de Bryony.

« Dommage que Circé et Wren m'aient déjà fait le coup, c'était bien tenté. »

Inutile d'entendre sa voix pour deviner que la jeune femme fulminait. Et que ce silence forcé ne ferait qu'accroître sa colère de seconde en seconde. D'un coup de baguette, il referma la porte, insonorisa la pièce pour éviter que les cris de l'adolescente n'attire tout de suite sa mère puis lui arracha la promesse silencieuse de ne pas s'acharner sur ses tympans. Alors, il la libéra du maléfice. Brie ouvrit grand la bouche... puis la referma brutalement dans un grognement furieux face à l'index de Corvus, lui rappelant la promesse silencieuse qu'elle avait fait. Serrant les poings à s'en blanchir les jointures, elle envoya un coup de pied dans le repose-pied derrière elle avant de se forcer à s'asseoir du bout des fesses.

« Non mais c'est leur faute là, y m'ont cherché p'tain ! »

« Je t'en prie, c'était un plaisir. » ironisa l'ancien magistrat.

« Merci Oncle Corvus. » se força-t-elle à grogner. « Mais c'est leur faute j'te jure. Ca leur suffisait pas de faire chier Freya pour qu'elle ait une carrière en or et qu'elle se trouve un beau fiancé à la con fissa ! Non hein ! Ca leur suffisait pas de pourrir aussi l'avenir d'Ama pour qu'il finisse dans un bureau moisi ! »

Corvus eu un sourire en coin. Il était vrai que si Arutha et Rosae avaient lourdement œuvré pour que leur fils ne devienne pas joueur de quidditch professionnel comme il l'avait longtemps rêvé, il était presque certain que son filleul n'était pas aussi malheureux que sa sœur le dépeignait. Ou en tout cas ne l'était plus lorsqu'il avait finalement accepté, de son propre chef, de faire des concessions pour trouver à la fois un métier qui lui correspondait et qui répondait aux attentes de son père. Une décision à la fois sage et courageuse qui était perçue comme un aveu de faiblesse par sa petite sœur, décidément bien décidée à lui faire justice.

« C'est vrai que ton frère a l'air trèèès malheureux. »

« Il fait très bien semblant ! Mais moi j'sais qu'il est pas heureux. Ils l'ont emmerdé tout le long, ils lui ont foutu la ssionpré et Freya aussi ; elle parce qu'elle est l'aînée, lui parce que c'est le fifils à Papa... »

« Ce qui t'as permis d'être plutôt tranquille. » fit remarquer Corvus. Brie l'ignora superbement pour continuer sur sa lancée :

« Mais ils veulent faire la même chose avec moi maintenant et bah c'est MORT ! J'en ai rien à foutre ! C'est bon là, j'ai passé ma scolarité à tout faire comme il fallait, j'suis même allée à Serpentard, et tu crois que ça leur suffirait ?  Nooooon ! Agnagnagna t'es une Serpentard, la fierté de la famille, gnagnagna, tu vaux mieux que ça, et on va pas te laisser gâcher ton avenir... mais j'en ai rien à foutre de leur projet de carrière moi ! J'veux pas bosser au ministère et j'veux surtout pas devenir comme Papa ! Son taff ça pue, il bosse tout le temps et il lèche des culs de gobelins à longueurs de journées, c'est archi MORT ! J'veux être poursuiveuse moi. Je veux VRAIMENT être poursuiveuse ! » répéta-t-elle en adressant un regard intense à son oncle Hunter. « Et pas que pour être dans la même équipe qu'mon cié.... mais si ! T'sais, mon ciésor, mon keum, mon copain quoi ! Je veux être poursuiveuse parce que c'est mon destin ! Mais non, ils font chier là ! Et quand j'ose protester ils disent que je joue la fille rebelle et qu'j'suis pourrie gâtée ! Bah tiens ! Bouffe de la fille rebelle ! J'vais leur montrer ce que c'est une fille rebelle moi ! »

« En te transformant en boursoufflet multicolore ? »

« J'me suis inspirée du look de May Laronce. Mais siiiii ! C'est la meuf qui s'est suicidée l'année dernière là. Papa et Maman la détestent alors j'ai copié son look. Et ça va les vénère j'le sais mais j'men fous. »

« Parce que c'est ton destin. » se moqua Corvus en observant à nouveau son look affreux.

« 'tain, t'es juste relou là Onc' Corvus ! »

Sans se départir de son sourire, le Hunter reposa son verre vide sur la table et abandonna son fauteuil. Brie comprit le message et changea aussitôt d'attitude pour se raccrocher à son bras.

« Attends ! Tu veux pas lui parler ? S'teu plaît ! S'teu plaît s'teu plaît s'teu plaît s'teu plaîîîîîîîîît ! T'es le seul qu'il écoutes ! A part maman mais elle est de son côté et Clio qui est de son côté aussi parce qu'il a d'mandé à tante Harr de me prendre en stage au ministère l'été prochain.  »

Il comprit qu'elle faisait référence à Harmonie Lannister, qui se trouvait être à la fois la soeur de son oncle Carter et la meilleure amie de sa tante Clio. Encore et toujours des affaires de famille.

« Et pourquoi le vieux relou que je suis ferait ça ? » demanda Corvus.

Cette fois-ci, Bryony prit le temps de réfléchir avant de répondre dans un sourire malicieux :

« Parce que t'as accepté d'être mon parrain y a longtemps. »

Le Hunter fut gagné par le rire. Marrant comme elle semblait soudainement beaucoup moins gênée par cette vieille histoire qui l'emmerdait habituellement, parce que trop humiliante à son goût.

« Même si ça a jamais été officiel t'as dis oui alors c'est comme si. »

« Comme si quoi ? Comme si je n'avais pas assez à faire avec un seul filleul Kark ? »

« Ouai mais moi c'est la première fois que je te demande de l'aide. Alors, tu vas lui parler hein ? »

Corvus haussa les épaules.

« C'est un oui ? »

Il ouvrit la porte du salon, esquissa un dernier sourire puis sortit de la pièce. Merlin.... il allait probablement regretter cette blagounette dans les prochaines heures.


Dernière édition par Arutha L. Kark le Lun 4 Juin - 22:45, édité 3 fois
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Arutha L. Kark
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MessageSujet: Re: La fille de son père   Ven 18 Mai - 23:03

« Freya. »

La gamine leva un regard terrifié sur son père. Ce ton. Ce ton....elle le connaissait bien. Pas parce qu'elle y était souvent confrontée ; au contraire. Ce ton, elle le connaissait comme le cri de la chimère qu'elle avait entendu quelques mois plus tôt dans ce cirque sorcier. Comme le cri des doxys qui avaient subitement surgit de ce vieux placard abandonné pendant des décennies au fond du manoir de son grand père maternel. Comme tous ces sons, ces bruits et ces éclats de voix qu'elle n'avait entendu qu'une seule fois mais qui lui avaient suffisamment glacé le sang pour l'en imprégner à jamais. Même si en réalité cela faisait très certainement plus d'une fois que ses parents s'adressaient à elle de cette manière. Deux ou trois.... quatre peut-être. Mais pas plus.

Freya n'était pas le genre de petite fille à avoir besoin de ces brusques rappels à l'ordre. Non ; Freya était plutôt le genre d'enfant à observer longuement les adultes avant d'esquisser le moindre geste, de prononcer le moindre mot. Observer pour mieux comprendre ce qu'on attendait d'elle. Observer pour soutirer plus de sourires et de regards brillants de fierté aux adultes qui passaient de longues heures à la contempler. Bébé, c'était au-dessus de son berceau qu'ils se penchaient, parfois pour lui chuchoter des mots d'amour, à peine murmurés du bout des lèvres, comme un honteux secret ; parfois pour lui rappeler qu'elle était la fille aînée d'Arutha Kark. Une descendante de la branche principale. Héritière de ce prestigieux nom et de tout ce qu'il comportait, privilèges comme devoirs. Mais surtout devoirs.....
Sans même les comprendre, la petite Freya avait absorbé chacune des phrases prononcées au creux de son oreille depuis qu'elle en avait une. Les promesses comme les injonctions ; les conseils comme les consignes de bonne conduite, énoncées beaucoup trop tôt. On l'aimait, la petite Freya Kark, mais on l'aimait encore plus quand elle ne pleurait pas trop, quand elle ne bougeait pas trop, quand elle comprenait vite et quand elle souriait aux inconnus qui lui adressaient la parole. Alors elle s'était efforcée de sourire, de ne pas trop bouger, de ne pas trop pleurer et d'observer tout ce que faisaient les adultes pour comprendre vite, pour imiter et pour satisfaire tout le monde. Et la plupart du temps, ça marchait : le sourire de son père n'était peut-être jamais aussi rayonnant que son regard bouffi d'orgueil mais cet orgueil, c'était elle qui en était à l'origine. Et l'expression qu'il arborait dans ces moments là la touchait au plus profond de son âme..   tout comme le son de sa voix à cet instant.

La gamine baissa les yeux sur ses souliers blancs sans oser affronter le regard de son géniteur. Finalement, ce fut sa mère qui se porta à son secours. Le ton était sec, cassant, mais moins cruel lorsqu'elle lui demanda ce qu'elle avait fait à sa pauvre robe.

« Je t'avais dis de ne pas la tâcher. » grogna-t-elle en nettoyant le tissu d'un coup de baguette.

Freya hocha doucement de la tête sans oser toutefois la relever. Elle sentait encore le regard de son père posé sur le sommet de son crâne et elle sursauta à peine lorsqu'il la questionna d'un ton sévère :

« Tu te souviens de ce que j'ai dis ? »

« Oui père. »

À peine un murmure dans le grand hall lugubre des Karks.

« Je n'ai donc pas besoin de me répéter ? »

Non, elle savait. Elle savait où ils allaient et qui ils allaient voir. Juste tous les trois, Maman, Papa et elle. Sans Bryony parce qu'elle n'était qu'un bébé. Sans Amaranth non plus parce qu'Amaranth ne savait pas encore bien se tenir. Il bougeait trop, criait trop et riait tout le temps. Autant de choses que grand-père Mervyn n'appréciait pas. Et que Mervyn Jr ne faisait plus depuis longtemps. Elle elle n'était qu'une fille, pas une héritière, mais elle devait tout de même faire aussi bien que son cousin. Être calme, digne et surtout irréprochable. Comme lui. Pour faire plaisir à ses parents. Pour ne pas faire honte à son père. Et ne pas susciter sa colère....

« Je me rappelle bien de tout père. » confirma la gamine de tout juste six ans.

Arutha accorda un dernier regard à la robe qui était tachée quelques minutes plus tôt. Il n'acceptait rien de moins que la perfection concernant sa famille. Surtout en présence de Calliope, avec laquelle la rivalité subsistait... et subsisterait toujours.  Surtout en présence de leur père, qui avait le pouvoir de briser les gens plus facilement qu'un éruptif ne brisait un vase chinois dans un magasin de porcelaine.
Briser les siens. Sa famille. Sa femme, ses filles et son fils. Toutes ces personnes qui étaient sous sa protection. Jamais il ne le permettrait. Alors pour lui, Mervyn Kark, comme pour tou.te.s celleux qui essairaient de les atteindre, ils devaient être parfait.e.s.

Et si Freya était encore trop jeune pour comprendre les motivations de son père, elle n'en n'était pas moins décidée à le satisfaire. A éclipser Mervyn Jr pour obtenir l'attention de son grand père et, par extension, celle de ses parents. Alors elle fit une magnifique révérence en arrivant dans le manoir familial et prit soin de ne pas tâcher à nouveau sa belle robe. De ne pas parler trop fort, de ne pas dire de bêtises, de ne bouger que lorsque c'était nécessaire et de se mouvoir avec élégance. En somme : d'être parfaite.
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